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samedi 2 août 2014

Mauvais Genre ◈ Chloé Cruchaudet


EN RÉSUMÉ
Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler... Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme.

CE QUE J'EN AI PENSÉ
Je le voyais souvent sur les étagères des librairies, j'étais intriguée mais sans toutefois avoir particulièrement envie de me l'acheter. Et puis, en passant par la bibliothèque de ma ville, je l'ai vu et je me suis laissée tenter. Et finalement, je dois bien l'avouer, je n'ai pas été convaincue...

Première chose, il faut le savoir, je suis très difficile en terme de dessin. C'est peut-être pour ça que je ne lis que très peu de BD et que je suis très sélective. Et ici, je n'ai pas complètement adhéré au style de l'auteure. Attention, je n'ai pas trouvé le temps long, je n'ai pas trouvé le dessin laid, simplement, ce n'est pas le genre de dessin que j'aime particulièrement.

Ce qui m'a attirée dans la BD c'est surtout le fait que ce soit une histoire vraie. J'ai trouvé ça intéressant de découvrir cette vie si particulière. Pourtant je ne dirais pas que l'histoire est belle, j'ai même parfois eu beaucoup de mal avec les personnages Même pour Louise, pour qui j'aurai pu avoir de la compassion : je n'ai pas réussi à m'attacher à elle ni à la comprendre. 

Je brosse peut-être un portrait négatif de la BD mais pour autant je ne l'ai pas trouvée désagréable. Je l'ai lue sans avoir envie de m'arrêter. Simplement, je n'en garde pas un souvenir très vivant. Une petite déception pour moi donc, malheureusement. 

samedi 21 juin 2014

Le livre d'Hector : Les Carnets de Cerise (Vol. 2)

Cerise est une petite fille âgée de onze ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu'elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent... Prenez Elisabeth... toutes les semaines, depuis vingt ans, cette vieille dame emprunte le même livre à la bibliothèque. Pourquoi ? Que contient-il de si important pour elle ? Quel secret cache-t-il qu'elle n'aurait toujours pas découvert ? Une nouvelle énigme pour Cerise, prête à tout pour la résoudre, quitte à détruire ce qu'elle a de plus cher.

Ce que j'en ai pensé : 

Ayant adoré le premier, il allait de soi que j'attendais le second avec une très grande impatience. Et c'est Soie qui a mit fin à mon attente, en me l'envoyant par surprise (et par la Poste) !  Aussitôt arrivé, aussitôt dévoré...

J'ai retrouvé avec bonheur le trait si fin d'Aurélie Neyret, j'ai eu un vrai coup de cœur pour cette dessinatrice. J'ai plongé dans l'histoire aux côtés de Cerise, qui cette fois-ci observe une vieille dame qui emprunte toujours le même livre à la bibliothèque... 
J'ai beaucoup aimé l'idée qui se cache derrière, même si j'avoue tout de même que c'était parfois un peu facile. En fait, ce qui m'a gênée, c'est qu'il y avait moins de poésie et de magie que dans le premier tome. Ça et la bibliothécaire qui est un peu un cliché : à lunettes, chignon serré, habillée un peu sévèrement... Dommage parce que le métier ce n'est plus ça (je sais, j'en suis !!). Mais au-delà de ça, c'est une belle histoire, qui nous fait forcément fondre.


Les personnages sont toujours aussi sympathiques et j'aime tout particulièrement la vieille dame auteure de romans. Là aussi un peu cliché, mais finalement on s'y habitue et on s'y attache. 
Je crois qu'au-delà de la magie distillée par le scénariste, c'est surtout le trait de la dessinatrice qui m'a le plus séduite. Les dessins sont très réussis à mes yeux, c'est doux, c'est beau sans en faire trop, ça n'est ni trop chargé, ni trop "enfantin", ni trop "adulte, juste ce qu'il faut. Et puis, la couleur est elle aussi très réussie, c'est chatoyant sans être agressif, bref, ça fait du bien aux yeux !

Bon, je ne vais pas tourner autour du pot 50 ans, je dois l'avouer, j'ai a-do-ré cette BD, c'est un vrai bonheur de plonger dans cet univers et je vous en recommande chaudement la lecture !
"Par amour, Cerise. Son regard ne mentait pas, il m'aimait, mais il n'a plus jamais réussi à me le dire... Lire ce livre est un moyen d'entendre la voix de mon mari, lui qui ne pouvait plus parler..."

mardi 29 avril 2014

Le zoo pétrifié : Les Carnets de Cerise (Vol. 1)

"Il était une fois... Quand j'étais petite, je me suis fait la promesse que si un jour, j'avais un journal intime, il commencerait comme ça. Il était une fois... ben moi, Cerise ! J'ai dix ans et demi et mon rêve, c'est de devenir romancière. Mon truc à moi pour raconter des histoires, c'est d'observer les gens, imaginer leur vie, leurs secrets. On a tous un secret enfoui que l'on ne dit pas, qui fait de nous ce que nous sommes...
En ce moment, avec les copines, on observe quelqu'un de vraiment mystérieux..."

Ce que j'en ai pensé : 

J'ai été attirée par cette jolie couverture et par le titre de l'histoire. C'est Soie qui m'a offert gentiment le premier tome et... je l'ai dévoré ! Si bien que j'ai couru acheter le second tome et je l'ai lu dans la foulée. 

Dès les premières pages, j'ai été transportée dans l'univers de cette petite fille, qui s'ouvre sur les pages de son carnet, son journal intime. Si parfois l'écriture était un peu compliquée à déchiffrer, j'ai beaucoup aimé le fait que ce carnet possède un vrai côté "fait main" ! Et j'ai complètement craqué sur les petites illustrations qui ponctuent les pages, ça m'a même donné envie d'en faire un moi-même, mais c'est une autre histoire. 

On fait donc la connaissance avec Cerise, une petite fille qui rêve de devenir romancière et qui adore observer les gens et leur inventer une histoire. Je pense que si je me suis autant attachée à ce personnage, c'est parce que je me suis reconnue en elle : à chercher les mystères, inventer des histoires et passer son temps dans une cabane. Les autres personnages sont aussi très bien construits, j'aime tout particulièrement la voisine Mme Desjardins, que j'aurais aimé rencontrer. Line et Erica, les deux amies de Cerise sont aussi plutôt réussies, chacune avec son caractère et ses passions. Un autre personnage vraiment touchant est celui de Michel, qui m'a tiré une petite larme... 

Pour ce qui est du scénario, j'y ai trouvé un peu de magie dedans, le genre d'aventure réaliste et magique à la fois qu'on a tous envie de vivre un jour. Tout se déroule facilement, le lecteur se laisse emporter par l'histoire de Cerise et le suspense est plutôt bien entretenu, car jusqu'à la découverte de ce que fait ce fameux Michel, je n'en avais rien soupçonné ! Je n'en dirais pas plus pour ne pas en dévoiler trop, mais c'est un très beau moment du livre. 

Le dessin, est-il vraiment besoin d'en parler ? Aurélie Neyret a un très très beau coup de crayon, les personnages sont vivants et les couleurs sont très chaleureuses, ce qui renforce cette impression de vie. 

Bref, vous l'aurez compris, gros coup de cœur pour cette très jolie BD, tant au niveau scénaristique que graphique... Lancez-vous sans hésitation, c'est un vrai bijou ! (Par contre, si comme moi vous avez un petit cœur tout tendre, prenez un mouchoir...)
"Maman m'a toujours dit que le vocabulaire était ma meilleure arme dans la vie. Avant je ne comprenais pas pourquoi. Maintenant si. Lire, c'est découvrir, voyager, mais aussi apprendre le sens des mots et surtout apprendre à s'en servir. C'est très important pour comprendre les choses et faire attention à ce qu'on nous dit."

samedi 12 avril 2014

Princesse Sara (Vol. 5&6)

Les années se sont écoulées depuis que Sara Crewe a retrouvé sa fortune. La voici devenue une belle jeune femme à qui il ne manque qu'une chose pour être heureuse : récupérer la fabrique d'automates qui a fait la légende de sa famille. Malheureusement, le nouveau propriétaire est dur en affaires et refuse de revendre l'usine quelqu'en soit le prix. C'est sans compter sur la volonté de Sara qui décide de revenir aux Indes sous une identité cachée...

Ce que j'en ai pensé :

J'avais beaucoup aimé les quatre premiers tomes de la série, accrochant tout particulièrement à l'univers acidulé d'Audrey Alwett&Nora Moretti. J'étais donc plus que ravie de retrouver Sara dans de nouvelles aventures, même si j'avais un peu peur de ce que ça pourrait donner en adulte.

Pour ce qui est du graphisme, je suis toujours aussi séduite, même si je dois avouer que je trouvais les enfants plus expressives, mieux travaillées. J'ai parfois eu la sensation que les personnages se ressemblaient tous, même si j'y trouvais tout de même des différences notables, ne soyons pas mauvaise langue. 
Pour ce qui est des décors, tout est très réussi, j'ai eu l'impression d'effectuer une plongée dans les Indes et c'était vraiment dépaysant et fort agréable. Les couleurs chatoyantes sont vraiment très agréables et amènent une véritable chaleur à se dégager de la BD. 

Le scénario de ces deux tomes est toujours aussi intéressant que dans les quatre premiers et j'ai particulièrement aimé que Sara retrouve les automates. Qu'elle vienne aux Indes sous une fausse identité m'a beaucoup plu et j'ai beaucoup aimé suivre ses (més)aventures sous les deux identités. Tous ces mystères ne sont pas pour me déplaire ! 

J'étais contente de retrouver Sara, qui a bien grandi mais reste toujours elle-même : douce, gentille, à la limite de la naïveté. Son amie Becky m'a beaucoup faite rire, surtout dans le sixième tome, avec Ram Dass. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas révéler la fin !

Tout dans ces deux tomes m'a plu, du dessin au scénario en passant par les personnages. Pourtant ce n'est pas un coup de cœur. Parce ce que, certes j'ai envie d'en lire la suite, mais je ne trépigne pas d'impatience et je ne pense pas que ce sont des livres que je pourrais acheter, je suis contente de n'avoir fait que les emprunter.
"En effet, ma maîtresse a dû se retirer et m'a demandé de la remplacer voici une demi-heure.
Veuillez nous excuser pour ce désagrément. Nous espérons que vous avez passé malgré tout une heureuse soirée."

mardi 1 avril 2014

Les Quatre de Baker Street (Vol. 1 à 4)

Trois détectives en herbe pour une enquête digne du maître de Baker Street !
Billy, Charlie et Black Tom sont inséparables. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l'East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la protection d'un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d'espions des rues... Mais lorsque la fiancée de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve... en s'adjoignant les services d'un quatrième larron pour le moins inattendu. Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l'époque victorienne !

Ce que j'en ai pensé : 

Cela faisait longtemps que j'avais aperçu ces BD, au détour d'un salon du livre quelconque. Je me souviens qu'elles avaient attiré mon attention juste par le nom de "Baker Street" qui met chez moi une alarme en route... 
C'est donc avec joie que je me suis plongée dans leur lecture dès que je les ai trouvées en bibliothèque. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, simplement que j'allais faire la connaissance de quatre détectives... J'ai été très surprise du quatrième détective, dont je ne veux rien révéler ici, car la surprise est plutôt agréable. Les personnages en tous cas sont véritablement très attachants tous autant qu'ils sont. Billy est assez amusant, on a envie de le câliner. Black Tom est un peu plus arrogant, peut-être à cause de son âge, mais il n'en reste pas moins touchant avec son petit caractère ! Quant à Charlie, difficile d'en parler ici sans dévoiler de secret concernant ce personnage, mais je pense que c'est mon petit préféré, avec le quatrième bien entend !

Les méchants dans les quatre tomes sont parfois un peu clichés, je pense notamment aux Russes, mais ils n'en restent pas moins des méchants, qu'on a envie de claquer rien qu'à leur tête. Et c'est justement la force du dessin : le ressenti des émotions, car plusieurs fois j'ai ris de bon cœur, j'ai eu les larmes aux yeux et j'ai eu envie de crier sur les méchants. 
Bien évidemment, celui que j'attendais dans Baker Street était Sherlock et son cher Dr. Watson. Rassurez-vous, ils sont présents, mais sans prendre toute la place, ce n'est pas LEUR histoire et c'est plutôt agréable. On ressent une certaine présence de leur part, toutefois sans qu'ils ne viennent perturber le cours des aventures de nos quatre jeunes. Ce que j'ai beaucoup aimé également était les références à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, dans chacun des tomes : parfois quelques mots, une simple référence, la citation d'un nom connu, bref, juste de quoi nous replacer dans le contexte "historique". Le quatrième tome est d'ailleurs particulièrement emprunt de cette présence -ou de cette non-présence- et je trouve que c'est le tome le plus émouvant de tous.

Pour ce qui est du dessin, j'ai beaucoup apprécié la finesse des traits et surtout le fait que ça fourmille de détails : les lieux, les décors et les costumes de l'époque victorienne sont vraiment très bien rendus et c'est un vrai plaisir que de plonger au cœur de ce vieux Londres avec nos quatre amis !

Si parfois j'ai trouvé quelques faiblesses scénaristiques, notamment dans la répétition de l'entrée en matière de nos détectives ou dans la facilité avec laquelle ils mènent leurs enquêtes, j'ai tout de même adoré cette BD qui se laisse lire à tout âge je pense, autant pour ses histoires que pour ses dessins qui sont vraiment très bien réalisés. Un coup de cœur pour cette belle série, dont j'attends avec impatience de pouvoir mettre mon nez dans le cinquième tome...
"- Old Bailey m'a appris tout un tas de trucs... avant qu'il ne devienne un clappendoggen...
- Un quoi ?
- C'est comme ça qu'on appelle les mendiants qui font semblant d'être infirmes... C'est ça, Tom ?
- Ouais ! Sauf que dans son cas c'est pas du chiqué. Comme il se faisait trop vieux et ne pouvait plus jouer les monte-en-l'air, Patch lui a fait mettre le pied dans un pressoir pour qu'il puisse encore servir comme mendiant.
"

jeudi 13 février 2014

Les vacances de Jésus et Bouddha (Vol. 6)

Bouddha, l'Éveillé, et Jésus, le fils de Dieu, toujours en vacances dans la banlieue de Tokyo, n’en oublient pas pour autant le rôle et le salut de l’humanité. Des secrets bien gardés sont révélés : quel est le disciple préféré de Jésus, quel est le sport le plus pratiqué au ciel, pourquoi Longinus est entré dans l’Histoire, comment le manga célestement populaire « Éveille-toi ! Ananda » est créé, ou encore quelles chansons les deux sauveurs de l’humanité choisissent lorsqu’ils vont au karaoké… À peine ont-ils le temps d’une courte pause réparatrice sur la plage pour se reposer de leurs vacances !

Ce que j'en ai pensé

Cette série de manga, je l'ai démarrée totalement par hasard, après avoir été sélectionnée pour un Masse Critique sur Babelio. Et depuis, je n'ai pas lâché l'affaire et je collectionne inlassablement les tomes !

Si parfois, il faut bien l'avouer, certains gags laissent à désirer ou tournent en rond, je ne me lasse pourtant pas de ces deux personnages auxquels je me suis attachée. J'aime beaucoup l'idée de mettre la religion au centre d'une BD humoristique, sans prise de tête.

Le dessin de Nakamura met les deux personnages à leur avantage, mais pas seulement. Si l'on y regarde vraiment de plus près, il y a de nombreux détails amusants, qui font sourire à chaque page ou presque. 

Ajoutez à cela des petites histoires amusantes, à chaque fois une série de quelques pages qui racontent des "morceaux" de vie de nos deux compères, très bien écrits, drôles et agréables à lire et vous obtenez un super manga.

Je ne suis pas une grande amatrice de manga et je vous avoue que pour celui-là je craque complètement ! Pourtant, j'ose tout de même espérer que l'auteur ne va pas poursuivre trop longtemps, j'ai peu d'arriver à un certain point où je serais déçue ou même où j'aurais un "trop-plein" de ces gags, que ça finissent pas devenir très trop répétitif et de ce fait lassant. 
Pour l'instant en tous cas, c'est un manga drôle et agréable à lire, je le recommande donc sans problème !

mercredi 16 octobre 2013

Aspic : détectives de l'étrange [Mercredi BD Fantastique #2]

De la plus célèbre médium que consultait le tout-Paris ne reste aujourd'hui que deux globes oculaires sanguinolents parmi les débris de poupées de porcelaines jonchant le sol...
Ne se croirait-on pas dans un feuilleton à deux sous dont la population raffole... ? Pour Auguste Dupin, fin limier et scientifique pointilleux, l'explication est logique, il suffit de la trouver. C'est sans compter sur son extravagante assistante, Flora Vernet qui, récemment diplômée de Polytechnique, voudrait bien voler de ses propres ailes.
Une femme diplômée, voyez-vous ça... La futilité féminine reprendra bientôt le dessus, Dupin en est certain. Flora est têtue, ambitieuse et audacieuse. N'en déplaise au rigoriste "enquêteur-phénoménologue", il devra compter avec son imaginative assistante pour faire toute la lumière sur cette cruelle affaire !


Ce que j'en ai pensé

Me voici de retour pour ce second rendez-vous du "Mercredi BD Fantastique". Cette fois-ci j'ai choisi de vous parler d'une BD que j'ai découverte récemment grâce à mon Lui, qui est un grand fan de BD.

Je vais donc vous présenter "Aspic - Les détectives de l'étrange", le premier tome sobrement intitulé "La naine aux ectoplasmes", de Thierry Gloris et Jacques Lamontagne. L'histoire commence avec un personnage étrange qui se fait agresser. Puis, entrent en scène les autres héros : Auguste Dupin, détective privé scientifique et Flora Vernet, qui sort tout juste de polytechnique et voudrait bien se lancer de ses propres ailes... Tout ce petit monde va mener l'enquête, à la fois pour comprendre ce qui est arrivé à la voyante, mais aussi pour venir en aide à un curieux petit personnage : Hugo Beyle, qui souhaite retrouver sa boussole.

Pour tout vous dire je m'attendais à quelque-chose de plus fantastique, même si l'étrange est présent tout au long de l'histoire, mais se révèle beaucoup plus intéressant dans la dernière page, comme dans un épisode de série, lorsqu'on arrive au cliff-hanger final. Du coup, j'ai un sentiment de frustration terrible et je n'ai même pas envie de continuer... Mais je crois que je le ferais quand même parce que je suis curieuse de savoir où ça va ! 
J'ai beaucoup accroché avec le dessin que je trouve fin et surtout très précis,  vivant et prenant. Les images sont colorées, pétillantes et pleines de détails et ça rend la BD vraiment très attractive.
Pour ce qui est du style du scénariste,  il faut s' y faire au début parce qu'il écrit très bizarrement, avec des tournures de phrases qu'on n'a pas l'habitude de lire, surtout dans une BD, mais ça reste plaisant à lire et ça ne manque pas d'humour !
C'est une lecture en demi-teinte pour moi, mais je dis pourquoi pas?


jeudi 3 octobre 2013

Zombillénium (Vol. 1) [Mercredi BD Fantastique #1]

Avec un petit jour de retard, voici mon premier billet pour le challenge "Halloween" ... Ce premier billet entre dans la catégorie "Mercredi BD Fantastique". 

Pour ce premier billet, j'ai choisi de vous parler de la BD "Zombillenium", d'Arthur de Pins. Vous connaissez certainement cette très chouette BD, sur un parc d'attraction d'un genre un peu particulier.
Pour l'histoire, Francis Von Bloodt, un vampire, gère le parc d'attractions "Zombillenium", qui recrute actuellement. Mais attention, on n'embauche pas n'importe qui ici ! Les mortels n'ont pas leur place, non, ici, on ne travaille qu'avec des loups-garous, vampires et autres momies. Et c'est ce que découvre Aurélien, qui se retrouve embarqué dans cette aventure, accompagné de Gretchen, sorcière stagiaire, qui va l'aider à faire ses premiers pas dans l'entreprise.

Dès la couverture, j'avais eu envie de lire cette BD, ensuite, j'ai vu l'auteur et j'ai eu encore plus envie parce que j'avais adoré la série des "Péchés Mignons". Donc, je me suis lancée dans la lecture et je n'ai pas été déçue ! Tout a réussi à me séduire, tant dans le scénario que dans le dessin.
Certes ce n'est pas une BD qui fait peur, et il ne faut pas s'attendre à des zombies à tous les coins de pages, mais très franchement, c'est drôle, c'est une atmosphère toute particulière et ça change un peu des histoires de Zombie.
Ce n'est bien évidemment pas sans rappeler, quelques part -oui, de très loin-, "Bienvenue à Zombieland", qui se passe en partie dans un parc d'attraction, mais avec des vrais zombies ! Bref, je divague !

Les dessins, je pense qu'on aime ou pas. Moi, j'adore ! J'aime les formes et les couleurs des personnages. Ils sont loin d'être réalistes et je pense que c'est ça qui me plait, cette sensualité finalement qui déborde du trait d'Arthur de Pins, très flagrante dans "Péchés Mignons", qui continue de se retrouver ici. 


Et puis, il y a aussi le second tome qui est sorti, et le troisième ne devrait pas tarder, en tous cas je l'espère ! Lancez-vous, vous ne frissonnerez probablement pas de peur, mais je pense que vous rigolerez bien !!

 

samedi 15 décembre 2012

Green Manor

Une tasse de thé ? Un nuage de lait ? Un soupçon de poison ? À première vue, rien ne semble différencier le très sélect club de Green Manor d'autres clubs anglais. Pourtant, derrière ses murs épais, au creux de ses profonds fauteuils, se cache le plus grand ramassis d'escrocs, de bandits et de meurtriers que la reine Victoria n'ait jamais connu.
Au Green Manor Club, c'est le savoir-vivre qui distingue l'assassin de sa victime... 

Ce que j'en ai pensé

Cette BD m'a été prêtée par une amie et je dois dire que dès qu'elle me l'a mise dans les mains je l'ai trouvée sublime ! Le graphisme de la couverture est vraiment très réussi, tant visuellement que dans la prise en main puisqu'il y a un petit effet "vieilli" lorsqu'on tient le livre en mains. Bref, rien que pour la couverture il valait déjà le détour...

Ensuite, il a simplement fallu que je découvre de quoi ça parlait pour fondre d'avance ! Et oui, ce n'est pas ma faute, dès que l'on me parle de meurtres énigmatiques, je suis incapable de résister !  Alors, après en avoir terminé avec mon livre du moment, je me suis plongée avec délectation dans la lecture de cette BD !

Seize petites histoires, seize meurtres exécutés de main(s) de maître(s), très bien racontés et dessinés. Le dessin est agréable à l’œil, moi qui suis assez difficile au niveau du graphisme dans les BD, pour le coup, j'ai beaucoup apprécié le trait du dessinateur ! Quant aux scénarios des meurtres, je me suis laissée emportée, essayant de trouver qui pouvait être le ou la coupable... me laissant mener par le bout du nez quasiment à chaque fois ! Et j'avoue, je me suis même laissée aller à des commentaires à voix haute sur le dénouement de certaines histoires.

J'ai tout simplement adoré l'univers qui a été créé par les deux auteurs, qui n'est pas sans rappeler celui de Sherlock Holmes, que j'affectionne tout particulièrement... Une très bonne lecture donc, que je recommande vivement !
"Le meurtre n’est rien sans un peu d’élégance."

vendredi 12 octobre 2012

La célibataire

C'est l'histoire d'une jeune femme attachante et maladroite qui se remet difficilement d'une rupture amoureuse et pour qui la recherche de l'âme sœur n'est pas de tout repos. Rêveuse, légèrement égocentrique, bien dans sa peau , «la célibataire» sans nom doit souvent se battre contre sa propension à saboter tout début de relation par des observations superficielles - elle élimine un «prospect» qu'elle imagine chauve dans cinq ans, un autre à cause de sa barbe forte qui lui irrite la peau...

Ce que j'en ai pensé :

J'ai pu déjà lire cette BD qui sort en Novembre, non pas parce que je suis Québécoise, mais bien parce qu'une camarade de master travaille chez Michel Lafon et que j'ai assisté à sa soutenance de rapport de stage. Elle avait amené ce joli brin de livre et je n'ai pas su résister au dessin !

Je ne connaissais pas du tout l'auteure, pas même pour son héroïne Aurélie Laflamme, qui semble pourtant avoir beaucoup de succès. Et je ne connaissais d'ailleurs pas non plus l'illustratrice. Bref, tout dans cette BD était une découverte et ça s'est avéré un vrai plaisir ! L'héroïne est très attachante et très drôle. Elle fait parfois penser à Joséphine de Pénélope Bagieu et pourtant elle s'en détache quand même, malgré le sujet qui pourrait être un peu "facile". Au contraire là, on n'a pas que du "déjà vu" et c'est plutôt agréable ! La lecture est facile et rapide, presque trop rapide parce qu'on a envie d'en avoir plus...

Pour le dessin, c'est bien simple, c'est un coup de cœur ! J'ai craqué sur la couverture, que je trouve très jolie et dont j'adore tout particulièrement les couleurs ! 

Bref, une vraie réussite pour moi, j'ai totalement accroché à l'univers tant graphique que textuel et je pense que je vais me pencher sur les bibliographies passées et futures de nos deux comparses !
"Les chiens m'adorent ! Tous les animaux m'adorent d'ailleurs ! Les animaux, les enfants, les bébés, les ados, les vendeuses dans les boutiques, les grands-parents et même les plantes. Il n'y a que sur les gars de mon âge que mon charme n'opère pas."

dimanche 1 juillet 2012

Princesse Sara

Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l'envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin. Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s'attisent d'autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d'une princesse. Jusqu'au jour où son père décide d'investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants...
L'avis de Chicky Poo :
Toujours pendant mon stage en bibliothèque (qui décidément me convient à merveille puisque je n'arrête pas d'y faire des super découvertes !), j'ai fait la connaissance de "Princesse Sara", que beaucoup connaissent par le dessin animé, que je n'ai jamais vu... 

Moi qui ne suis habituellement pas fan du dessin de type "manga", j'ai pourtant bien accroché à celui-là, autant aux traits qu'aux couleurs par ailleurs. Je me suis retrouvée happée par les 4 tomes, dévorés en un après-midi !

Vous l'aurez compris donc un, véritable coup de coeur pour moi ! Je ne connaissais pas du tout l'histoire de Sara comme je le disais plus haut, mais j'en avais quelques bribes tout de même : je savais notamment que c'était assez triste. Et chaque tome a réussi à m'arracher une larmichette à la fin. 

J'ai beaucoup accroché avec les personnages, bien évidemment avec Sara qui, il faut bien l'avouer, a tout pour plaire : douce, belle, gentille, attentionnée, intelligente, riche... 
Mais j'ai aussi apprécié les personnages plus secondaires comme Becky, Ermengarde et Lottie, que j'ai adorées. Et, je pense comme tout le monde, j'ai absolument détesté Lavinia, la petite peste jalouse!

Et, là aussi comme la plupart des lectrices je le suppose, j'ai craqué pour les deux jeunes hommes qui s'occupent de Sara sans la prévenir, lui concoctant une chambrette digne de son rang. 

En bref, c'est pour moi un véritable coup de cœur et j'attends avec impatience la suite de l'histoire qui est annoncée pour septembre prochain 2012...

"Les marionnettes et automates sont comme une part de nos rêves. Comment peut-on ne pas les aimer ?"

samedi 19 mai 2012

Les vacances de Jésus&Bouddha


La divine colocation de Jésus et Bouddha. Après avoir œuvré au bonheur de l'humanité pendant 2000 ans, les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.

L'avis de Chicky Poo :

Pour la seconde fois j'ai participé au « Masse critique » sur Babelio. Cette fois-ci on nous proposait de choisir parmi une liste de bandes dessinées et mangas. J'ai été sélectionnée pour lire et critique « Les vacances de Jésus et Bouddha ». 

J'avais choisi ce livre tout d'abord à cause de son titre et de sa première de couverture. J'ai trouvé le dessin plutôt accrocheur et le titre tout à fait amusant. Mon seul « souci » était le fait que je me trouvais face à un manga. Je n'ai pas l'habitude de ce genre de lecture, mais finalement, j'ai trouvé ça assez agréable, même si j'ai eu un peu de mal au tout début.
L'idée est originale et un poil osée : prendre les figures principales de deux grandes religions pour en faire les héros d'un manga à vocation humoristique...

Nous nous retrouvons donc en compagnie de Jésus et Bouddha qui découvrent le Japon et le quotidien des humains qui y vivent, qui n'est pas de tout repos pour nos deux amis... Ils découvrent ensemble le métro, le sauna ou encore la fête foraine. En bref, il est impossible de ne pas sourire (voire même de rire) aux bêtises de nos deux compères ! 

J'avoue avoir tout particulièrement apprécié l'absurdité de certaines scènes, les références religieuses plus que douteuses et l'humour dont fait preuve l'auteur. Ce manga est vraiment une réussite, à conseiller autour de soi !
"Jésus est dans le camp de ceux qui mettent de la mayo sur leurs œufs, mais il est passé à la sauce soja depuis qu’il est au Japon."