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dimanche 10 août 2014

Le Protectorat de l'Ombrelle : Sans Honte (Vol. 3) ◈ Gail Carriger


EN RÉSUMÉ
Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses.
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…

ATTENTION, IL S'AGIT D'UNE CHRONIQUE D'UN TROISIÈME TOME, PEUT CONTENIR DES SPOILERS.

CE QUE J'EN AI PENSÉ
Cette saga, j'ai commencé par ne pas l'apprécier, puis finalement je me suis attachée à ce couple à la fois bien et mal assorti que forment Alexia et le Comte. Et arrivée en fin du premier tome, j'avais hâte de lire le tome suivant. Et pareil en fin de tome 2. Mais comme j'aime bien que tous mes livres soient de la même collections, j'ai impatiemment sagement attendu la sortie en poche. Et mon attente a été très récompensée, j'ai beaucoup aimé ce troisième tome ! 

Difficile de chroniquer ce roman sans en aborder le sujet principal : la grossesse d'Alexia. J'ai beaucoup aimé la façon dont la relation entre Alexia et son "truc", je ne suis pas loin de penser un peu de la même façon, un peu comme un intrus qui essaierait de s'incruster. 
D'ailleurs, j'ai apprécié aussi sa fuite à travers l'Europe, j'ai trouvé que c'était amusant, toujours plein de péripéties, avec des personnages très hauts en couleurs. J'ai un légère préférence pour leur arrivée en Italie, au milieu de ces sortes de moines qui n'ouvrent pas la bouche. J'ai eu l'impression d'être dans un autre monde (bon, OK, ailleurs aussi vu l'ambiance générale du roman, mais ici tout particulièrement). 

Par contre, j'ai eu beaucoup plus de difficultés avec le Comte, qui m'a vraiment énervée par moments à se morfondre sur son sort, créé uniquement par lui-même. Les passages où on suivait son histoire m'ont paru parfois un peu redondants, même si j'ai quand même souri sur certaines descriptions. D'ailleurs, j'ai souvent ri à la lecture de ce roman, la plume de Gail Carriger est vraiment un régal et sa manière de croquer les personnages assez inégalable. Au passage, je pense que mon préféré est et restera Floote, le majordome, que j'adore, dans toute sa dignité !

Selon moi, c'est ici un très bon roman, et plus j'avance dans la saga plus j'ai envie d'en connaître la suite. Il m'en reste deux tomes, je pense que je vais prendre mon temps pour les savourer. C'est un saga que j'apprécie vraiment énormément et que je conseille à tout le monde sans aucune retenue.
"Alexia sentit que c'était le moment d'opposer une protestation de principe « Vraiment, je crois que je suis sur le point de développer une névrose. Y a-t-il quelqu'un ici qui ne veut pas m'étudier ou me tuer ?
Flotte leva une main hésitante.
« Ah, oui, merci Floote.
- Il a aussi Mme Tunstell, madame, suggéra-t-il avec espoir, comme si Ivy était une sorte de prix de consolation.
- Je remarque que vous ne mentionner pas mon mari des beaux jours.
- Je soupçonne, madame, qu'en ce moment il a probablement envie de vous tuer.
- Bien vu."

mardi 12 novembre 2013

Sans forme

Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu'elle se réveille de sa sieste, s'attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s'en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication... laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n'est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Ce que j'en ai pensé

J'avais aimé le premier tome, sans toutefois être subjuguée par l'histoire. Je me souviens que j'avais eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, m'attachant toutefois petit à petit à Alexia et Lord Maccon. Cette fois-ci, pas de difficultés à entrer dans le roman, j'ai tout de suite adoré chaque ligne et j'ai grand hâte d'en lire la suite !

L'histoire est agréable à suivre et j'ai adoré suivre les (més)aventures d'Alexia, retrouver sa grande amie aux chapeaux improbables et découvrir de nouveaux personnages. J'ai trouvé que la rencontre avec deux autres personnages féminins au(x) caractère(s) aussi fort(s) que celui d'Alexia était une excellente idée. Alexia a déjà un fort caractère et j'ai beaucoup aimé le jeu entre les trois dames, je me suis régalée !

Alexia et Maccon me font toujours autant rire, surtout lorsqu'ils s'adressent l'un à l'autre en s'appelant "Femme" et "Mari", ils sont totalement non-conventionnels et j'adore leurs discussions et particulièrement les répliques d'Alexia qui me font beaucoup rire... J'avoue avoir une pointe de jalousie quant à son incroyable répartie, j'aimerai savoir répondre aussi bien et rapidement qu'elle !

Ce second tome est, à mes yeux, une vraie réussite, plus encore que le premier tome que je n'avais que moyennement apprécié. Cette fois-ci, j'ai vraiment pris un grand plaisir à ma lecture, du début à la fin, sans aucun essoufflement et j'aurais voulu que ça continue encore et encore... Vivement le troisième tome !
"« Qu’est-ce que tu fabriques, mari ? » s’enquit-elle d’une voix que le soupçon rendait aussi onctueuse que du beurre.
« Toutes mes excuses, ma chère. »
Lady Maccon détestait absolument que son mari l’appelle sa « chère ». Cela signifiait qu’il mijotait quelque chose mais n’allait pas lui en parler."

dimanche 22 juillet 2012

Sans âme


Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

L'avis de Chicky Poo :

A force de lire des avis sur ce roman de Gail Carriger parmi tous les blogs que je lis, j'ai décidé qu'il était temps que je me lance à mon tour. Pourtant, jusqu'à présent, les seuls vampires qui ont réussi à m'intéresser sont Eric et Bill de True Blood. Je ne sais pas pourquoi, je suis généralement réticente à ce genre d'histoires. Pourtant, les couvertures, de chez Orbit ou du Livre de Poche (mon édition), m'ont attirée, tout comme le résumé... Alors je me suis laissée tenter. 

Au début j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire, j'ai même failli abandonner. Il faut dire que je sortais de la lecture du tome 5 de la série des "Enola Holmes" de Nancy Springer, et le style des deux auteures ne se ressemble pas vraiment... Et passer de l'un à l'autre m'a un peu gênée. Mais je me suis accrochée, me disant qu'il devait bien avoir quelque chose, quelque part dans le roman qui saurait me plaire. Et j'ai bien fait !

C'est vrai que j'ai trouvé qu'Alexia était parfois énervante, mais finalement j'ai fini par l'apprécier. Je ne dirais pas que je m'y suis attachée, non, pas vraiment, mais plus que j'ai su apprécier de suivre ses (més)aventures. Par contre, j'ai beaucoup aimé Lord Maccon, que j'imagine un peu comme Alcide de True Blood... et qui du coup en devient très charmant, même s'ils n'ont pas tout à fait le même caractère ! Toujours parmi les personnages, j'ai aussi bien aimé le Professeur Lyall (une sorte de Professeur Lupin à mes yeux) et je suis absolument fan du Majordome Floote (et quel nom !) que je trouve génial dans toutes ses apparitions. 

Au niveau de l'écriture, au début j'ai eu du mal, mais j'ai fini par m'y habituer et j'ai même plutôt apprécié sa façon de décrire les choses, parfois de manière très précise, tout en restant très floue à la fois, notamment dans les scènes durant lesquelles Alexia et Conan se découvrent mutuellement. 

L'histoire en elle-même ne m'est pas restée particulièrement en mémoire, il n'y a rien de particulièrement génial dans la façon dont est mené le scénario, mais c'est assez prenant pour que l'on est envie d'aller jusqu'au bout... et même de découvrir la suite ! 
Une réussite donc, conseillée à ceux qui aiment les vampires... et ceux qui les aiment moins !
"Un vampire affamé avait deux solutions socialement acceptables à son problème : prendre quelques gorgées de sang à divers drones consentants appartenant à lui-même ou à sa ruche, ou payer des prostituées dans les docks. On était au XIXe siècle, après tout, et l'on attaquait tout simplement pas les gens sans être annoncé ou invité."