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lundi 7 avril 2014

La mort s'invite à Pemberley

Rien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château.
Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

Ce que j'en ai pensé : 

J'avais repéré ce livre dès sa sortie en grand format et son résumé m'avait poussée à me lancer dans la lecture du grand classique qu'est "Orgueil et préjugés" de Jane Austen. Je pense que sans P.D. James, je n'aurais jamais mis le nez dans ce roman. Et quasiment deux ans après sa sortie en France, j'ai enfin pu lire ce policier tant attendu. 

Comme j'avais apprécié ma rencontre avec les personnages de Jane Austen, j'appréhendais un peu de ne pas leur retrouver leurs traits de caractère ni l'ambiance si particulière qui appartient à la romancière britannique. Et de ce point de vue là, je n'ai pas été déçue : P.D. James a réussi, à mes yeux, à prolonger la vie d'Elizabeth et Darcy sans aucun problème. Et j'ai su apprécier le rappel de leur vie en début du roman, même s'il aurait probablement gagné à être raccourci et moins répétitif. Seulement voilà, la sauce n'a pas pris avec moi...

Tout était présent pour que j'aime ce roman et pourtant je n'ai qu'en partie apprécié ma lecture. Tout était vraiment trop lent, le déroulé de l'histoire a pris beaucoup de temps, la mise en place du mystère prend aussi son temps pour s'installer et même la résolution du crime patine un peu... Et puis, pour être tout à fait honnête, j'ai trouvé le "mystère" bien léger. Le résumé me laissait croire à un huis-clos avec les personnages principaux, mais finalement, on est bien loin de tout ça et c'en est décevant... 

Pour autant, j'ai quand même passé un bon moment, j'ai aimé retrouver les personnages, l'écriture de P.D. James est plutôt agréable (en tous cas pour ce roman-là) et dans les derniers chapitres, tout s'emballe un peu, ce qui n'a pas été pour me déplaire. Mais globalement, j'en attendais un peu plus que ça et pour ça je ne suis pas complètement conquise par cette "suite". Le problème vient peut-être du fait que l'auteure a trop cherché à respecter l’œuvre d'Austen, au détriment de l'enquête policière qui piétine un peu...Toutefois, je la conseille tout de même à ceux et celles qui aiment l'univers de Jane Austen, parce que j'ai trouvé que c'était relativement fidèle.
"Ne serait-il donc jamais débarrassé de George Wickham ? C'était la forêt dans laquelle ils venaient jouer tous deux quand ils étaient petits. Cette époque lui avait paru remplie de bonheur et d'insouciance, mais il se demandait à présent si cette amitié d'enfance avait jamais été sincère. Le jeune Wickham nourrissait-il déjà des sentiments d'envie, de ressentiment, d'aversion ? Ces jeux brutaux de garçons, ces bagarres pour rire qui le laissaient parfois couvert de bleus : Wickham ne l'avait-il pas rudoyer délibérément ? Certaines réflexions mesquines, blessantes, surgissaient à présent à sa conscience, après être restée enfouies au fond de sa mémoire des années durant."

vendredi 21 juin 2013

Le fantôme de Baker Street

Londres, 1932. Depuis que la municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le n° 221 à Baker Street, le salon du premier étage semble hanté. S'agit-il d'un esprit, comme le prétendent certains ? Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Whitechapel et les beaux quartiers du West End ? Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l'écrivain, sollicite l'aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney. Lors d'une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l'identité du fantôme. Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l'Eventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu'ils ne sont pas près d'oublier.

Ce que j'en ai pensé

Ce livre, je l'ai eu en cadeau au Salon du livre de poche "Lire en Poche" à Gradignan. Quand je lis "Baker Street", tout de suite, mon œil s'allume et met une alarme en route ! J'ai lu la quatrième de couverture et je me suis dit que ça ne pouvait pas être mauvais...

Résultat : mitigé. J'ai connu bien pire et j'ai connu beaucoup mieux ! Je m'attendais à trouver un univers tel que celui de Sherlock Holmes, mais ça n'a pas été le cas. Pour autant, je ne peux pas dire que j'ai été déçue. Le scénario m'a intriguée, j'ai eu envie de poursuivre l'histoire jusqu'au bout, même si je n'ai pas véritablement accroché avec le style de l'auteur, que je trouve un peu laborieux.

Les deux personnages principaux m'ont semblé un peu caricaturaux malheureusement, et peu originaux. En effet, je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir un Sherlock avec le Dr Watson... Mais avec beaucoup moins de saveur. Quant à la veuve d'Arthur Conan Doyle, je l'ai elle aussi trouvée fade et elle ne me laisse pas un souvenir impérissable comme ont pu le faire d'autres personnages.
Et puis, il y avait les fantômes. J'attendais beaucoup de leur "retour", mais ils sont eux aussi décevants, comme leur "but" sur terre. Mais bien entendu, ce n'est que mon avis...

Ma lecture n'est donc pas un coup de cœur, mais malgré tout ce que je viens de dire, le roman se laisse lire. Ce n'est pas le roman policier du siècle, mais ça reste globalement une histoire agréable à suivre.
"J'assistai complètement impuissant à cette comédie. J'avais beau concentrer toutes mes facultés logique pour tenter de comprendre le subterfuge, je ne parvenais pas à expliquer comment il était techniquement possible de faire apparaître un pareil simulacre d'être humain, qui bougeait, qui donnait la réplique et qui se permettait même de faire de l'humour."

vendredi 15 février 2013

Swap


Un simple échange entre enfants. Pas un timbre-poste, ni un jouet, ni un autocollant. Une BD, échangée contre un banal tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Mais avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire, de bandes dessinées justement, ne rêve que de le récupérer. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé : retrouver ce comic rarissime... Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio impitoyable.

Ce que j'en ai pensé

Un livre qu'une amie et moi avions rencontré au Salon du Livre de Poche à Gradignan, son titre m'avait intriguée et elle a décidé de l'acheter. Elle me l'a donc prêté récemment et je me suis lancée à corps perdu dedans !

Le résumé semble plutôt simpliste au premier abord et je ne savais pas trop à quoi m'attendre et au final l'histoire s'est avéré plutôt agréable à suivre et je me suis même laissée prendre par l'intrigue qui s'est révélée être une véritable intrigue policière !

Au début j'ai un eu peu de mal à me faire au caractère de "looser" d'Harvey, mais j'ai fini par m'y attacher. Je le trouvais assez lassant et même un peu ennuyeux mais au fur et à mesure que je le découvrais, il me plaisait de plus en plus.
Les autres personnages sont aussi plutôt hauts en couleurs et j'ai un faible pour Bleeder, que j'ai à la fois envie de plaindre et envie de tuer.

Au niveau du style j'ai mis du temps avant de vraiment pouvoir accrocher mais en poursuivant ma lecture, j'étais tellement embarquée que le style étrange d'Antony Moore passait un peu à la trappe. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré l'histoire et le livre en lui-même mais c'était une lecture vraiment agréable et qui change un peu de tout ce qui se fait habituellement.
"Harvey était doué pour analyser le langage du corps. Par beau temps, il pouvait se vexer à cent mètres de distance."

jeudi 20 septembre 2012

Croco-Deal


Son fils Fry le sait : Honey Santana n’est pas seulement cinglée, elle est aussi très têtue. Si l’on ajoute à cela son intolérance rageuse pour la bêtise et la méchanceté, on obtient un cocktail dévastateur… Lorsque, dans la même journée, elle perd son travail pour cause de patron peloteur et se fait insulter au téléphone par un démarcheur de chez Sans Trêve Ni Relâche Inc., trop, c’est trop ! Elle décide de retrouver le goujat coûte que coûte afin de lui donner une leçon de savoir-vivre, même si elle doit pour cela traverser la moitié des États-Unis et s’embarquer dans une folle épopée qui l’entraînera jusque dans les Everglades. Tous aux abris, l’ouragan Honey est prêt à déferler sur la Floride !

L'avis de Chicky Poo :
 
C’est un jour de flânerie dans les rayons de Virgin que je suis tombée sur ce roman à la couverture somme toutes assez banale, mais au résumé plutôt alléchant. Qui plus est, une note d’un vendeur du magasin conseillait vivement cette lecture… J’ai patienté quelques temps avant de me l’offrir, me disant qu’après tout, peut-être que ça ne valait pas le coup… Et finalement, je suis ravie d’avoir fait cette acquisition !

Si le roman est classé dans le domaine policier, il ne me semble pas que ça soit vraiment un roman policier. A mes yeux un roman policier suit une enquête, avec des policiers (d’où le nom !) et arrive à déterminer le coupable. Hors ici il n’y a pas de coupable. Ou du moins il y a beaucoup de gens, tous coupable de quelque chose, plus ou moins grave. J’avoue qu’au début j’ai eu du mal à me faire au style d’écriture de l’auteur, qui est très « haché ». Les paragraphes au début se suivent sans vraiment s’enchainer, présentant de façon plus ou moins étrange les personnages. Puis tout s’emboite, comme par magie. L’auteur amène vraiment le lecteur à se demander où il va… puis tout d’un coup tout apparaît évident !

Ce n’est pas un livre à un seul héros, même si l’intrigue tourne autour d’Honey Santana. Honey est assez attachante et parfois je l’enviais même dans sa façon d’être. Elle est à la fois « folle » et sensible. Elle ne laisse rien passer mais elle prône des valeurs qu’on perd aujourd’hui, telles que la politesse, le savoir-vivre et autres choses dans le même style. C’est d’ailleurs le centre du roman si l’on regarde bien. Les autres personnages sont tout aussi attachants qu’elle : son fils, son ex-mari… Boyd Shreave est très énervant, mais c’était le but premier de l’auteur. On finit par s’attacher aussi à Sammy, malgré son caractère lunatique et on espère qu’il retrouvera Gillian la jeune étudiante en mal du Grand Amour. Enfin, j’étais plus que ravie de voir Eugénie user de son intelligence plutôt que de son physique avantageux pour obtenir un boulot auprès du détective privé.

Le roman en lui-même est assez agréable à lire, malgré une entrée en manière plutôt difficile. On s’habitue relativement vite au style et aux personnages et on se retrouve au final à ne plus pouvoir lâcher le livre !

lundi 10 septembre 2012

Vague de chaleur


Le corps d’un magnat de l’immobilier est découvert au pied de son immeuble de Manhattan. Visiblement, quelqu’un lui a donné un coup de pouce pour qu’il fasse le grand saut… Dans le même temps, sa ravissante épouse au passé obscur échappe de justesse à une agression.
Dans la fournaise new-yorkaise, les esprits s’échauffent, les passions se déchaînent. Un autre meurtre entraîne la police dans le monde opaque de l’immobilier, des paris, de l’argent douteux. Un univers où le secret et le silence font la loi.
Mais Nikki Heat est là pour mettre de l’ordre dans cette sale affaire. Malgré la présence imposée d’un journaliste fort encombrant (mais charmant), l’enquêtrice de choc va découvrir un à un tous les secrets du mort, un flambeur et joli cœur qui ne manquait pas d’ennemis. Des secrets que pas mal de monde aurait préféré oublier…

L'avis de Chicky Poo :

Comme quasiment tout le monde j’ai regardé la série diffusée à la télévision et j’ai rapidement été séduite par le duo de choc composé de Richard et Kate… Lorsque Castle présente son nouveau livre dans la série, je me suis dit que ça serait drôle que le livre existe réellement, et quelques mois plus tard, le voilà dans les rayons des librairies !
En tant qu’amatrice de bons policiers, je dois bien avouer que j’ai été un peu déçue par l’histoire un peu légère de ce roman. Au lieu d’un véritable roman policier, j’ai trouvé qu’on avait plus à faire à de l’histoire plutôt « romantique ». Certes il ne faut pas oublier que l’héroïne est inspectrice, mais la plupart du temps, le texte relate les tensions entre les deux protagonistes principaux, jusqu’à ce qu’ils passent à l’action.
Je n’ai pas pu me détacher de l’image de Richard et Kate, ce qui, je suppose, est quelque chose de voulu. Toutefois, j’aurais aimé pouvoir imaginer les personnages autrement en suivant cette histoire.
Les personnages, puisqu’on parle d’eux, sont plutôt sympathiques, comme dans la série finalement. Rook est un poil énervant, mais bien souvent attachant… Quant à Nikki, je dois bien avouer que je l’envie quelque part : elle a vécu des choses dures, mais elle a réussi à s’en faire une carapace pour continuer vivre et elle obtient toujours ce qu’elle veut, que ce soit en salle d’interrogatoire ou face à un homme tel que Rook.
La fameuse scène de la page 105. J’en attendais beaucoup puisqu’elle a quand même eu un franc succès dans la série. Je ne peux pas dire que j’ai été subjugué, mais je ne peux pas nier qu’elle est plutôt bien écrite. Toutefois, elle reste bien moins croustillante que ce qu’on a bien voulu nous laisser entendre…
Un bon roman, qui se lit très bien dans le train mais qui manque un poil de suspense.
"Elle adoptait toujours le même rituel pour aller voir le corps. Après avoir détaché sa ceinture de sécurité, pris le stylo coincé par un élastique sur le pare-soleil, passé ses long doigts sur sa hanche, pour sentir le réconfort de son arme de service, elle marquait toujours une pause. Pas très longue. Juste le temps de prendre une profonde inspiration."

lundi 3 septembre 2012

Petits meurtres en ligne


Dans la vraie vie, Jayne et Gordon s'ennuient. Elle est traductrice, grasse et mal dans sa peau. Lui est représentant en informatique, insipide et mou. Leur mariage se délite, lentement mais sûrement... Sur Second Life, un univers virtuel où chacun se crée le personnage qu'il rêve d'être et dans lequel elle bascule peu à peu, Jayne est Vénus Hilltop. Super-star de la cuisine, elle file le parfait amour avec Aleksander Munroe, superflic magnifique... Jusqu'au jour où elle se trouve dans la ligne de mire d'un serial killer qui empoisonne ses victimes avant de les couper en morceaux. Aleksander et son équipe arriveront-ils mettre la main sur l'assassin avant qu'il trouve Vénus et la tue ? Une intrigue haletante, dans un monde imaginaire où tout est possible... y compris de ressusciter.

L'avis de Chicky Poo :

J'ai été attirée par ce livre parce que l'idée de "meurtres en ligne" m'avait parue originale. La quatrième de couverture donnait relativement envie, une lecture d'été, légère avec un peu de roman policier. J'aurais peut-être du y regarder à deux fois avant de me jeter dans ce livre. 

L'histoire s'avère finalement très commune et ne sort pas vraiment de l'ordinaire. Valérie Gans n'a pas réussi à réellement différencier "Second Life" du monde "réel" et on passe de l'un à l'autre sans vraiment y comprendre grand chose. Certes cela peu peut-être faire partie du jeu, mais très franchement, quand on se demande à chaque page qui parle, c'est tout à fait énervant. Et puis les personnages n'ont pas franchement de saveur : dans la "vraie" vie, Jayne est grasse et dans le métavers elle est belle (mais belle finalement un peu comme tout le monde). Et même si on ne veut pas faire dans le surprenant, on peut toujours donner un peu plus de couleurs à ses personnages, parce que là, c'est très franchement lassant. 

Il y a aussi beaucoup d'incohérences entre les personnages "réels" et ceux de Second Life. Les trois amies se connaissent, mais lorsqu'elles arrivent sur Second Life, on dirait qu'elles se découvrent. Et malheureusement, après ces incohérences... il y a aussi des évidences. J'ai su dès le début du roman qui se cachait derrière Aleksander, et j'ai su également très vite qui était le meurtrier. Je n'ai pas trouvé de suspense, et je n'ai pas vraiment éprouvé de plaisir en lisant le livre. 

Avec un monde vraiment bizarre, dans lequel on se perd mais pas de façon très agréable, des incohérences, des évidences, un début plus que moyen et une fin plus que facile, ce n'est pas une lecture que je recommande...
"Les gens ne meurent pas dans les jeux informatiques. Enfin, pas vraiment. Ou en tout cas, ça ne compte, puisqu’ils n’existent pas."

mercredi 22 août 2012

Meurtre sur papier glacé


Dans l'univers capitonné d'un grand journal féminin, un vrai nid de frelons où chacun est suspect. Dans le New York glamour et clinquant, retrouvez Bailey héroïne fétiche de Kate White maligne et sexy, et une intrigue intelligemment construite. Au-delà de la description criante de vérité du monde des médias qu'elle connaît si bien, Kate White prend un malin plaisir à égarer à la fois le lecteur et son apprentie détective dans de nombreuses fausses pistes.

L'avis de Chicky Poo :

Je dois bien l'avouer, j'ai encore été interpellée par la couverture, sur laquelle j'ai reconnu le dessin de Margaux Motin, que j'aime beaucoup. Ensuite, j'ai aussi aimé les couleurs, puis la prise en main. Enfin, j'ai retourné le livre pour, quand même, lire le résumé. Et je me suis laissée embarquer ! Un roman de chick-litt policier, pourquoi pas ?

Quand je l'ai commencé, j'ai tout de suite accroché. L'auteure nous met immédiatement dans le bain, ce qui est vraiment très agréable : on n'a pas à attendre 100 pages avant que le crime n'aie lieu ! Alors certes, ce n'est pas le crime digne d'un grand thriller, qui vous fait frémir d'horreur toute la nuit, mais c'est un meurtre qui est assez prenant pour qu'on ait envie d'en savoir plus... Et le fait que ce soit une journaliste free-lance qui mène l'enquête n'a pas été pour me déplaire, ça change un peu des habituels détectives/inspecteurs/commissaires mal lunés et/ou torturés !

Les personnages donc. De la chick-litt pure et dure. Une patronne agaçante, une atmosphère féminine de poulailler, un homme étrange et taciturne, des femmes aigries et, bien évidemment, un beau Prince Charmant. On pourrait croire que c'est lassant d'avoir toujours les mêmes schémas dans ce genre de littérature, et pourtant, l'histoire est bien menée, les personnages sont amusants à suivre, bref, une vraie bonne lecture, qui fait plaisir !

Vous l'aurez compris, je recommande ce livre aux amatrices de chick-litt, mais aux autres aussi !

jeudi 5 juillet 2012

De bons voisins



New York, années 1960. Kat Marino, qui rentre tard chez elle, est agressée au couteau par un inconnu. L'homme s'enfuit, mais il reviendra une heure plus tard, pour la violer et l'achever de plusieurs coups de couteau. Mais que s'est-il passé pendant les soixante minutes où Kat est restée seule à agoniser dans la cour de sa résidence ? Malgré l'heure tardive, de nombreux témoins se sont penchés depuis leur fenêtre et ont vu la jeune femme et son agresseur. Pourquoi personne n'a appelé la police ? Quelles pensées occupaient ces hommes et ces femmes pour qu'aucun d'entre eux ne porte secours à leur voisine ?

L'avis de Chicky Poo :

Après avoir passé une période durant laquelle j'avais enchaîné les déceptions littéraires (bouquins abandonnés), j'ai finalement réussi à retrouver le plaisir grâce à ce polar basé sur des faits réels. Le "histoire basée sur des faits réels" m'attire toujours. Ça et la collection « Noir » de chez Actes Sud, que j'affectionne tout particulièrement ! Ici, l'histoire s'inspire d'un fait divers (qui a aussi inspiré un film récent) : le meurtre gratuit d'une femme, au beau milieu de la cour de son immeuble.

L'auteur passe d'un personnage à l'autre, sans nous prévenir, nous donne des fragments de leurs vies (plus ou moins dissolues), nous fait découvrir des personnages ordinaires, qui font des choses ordinaires, dans des cadres ordinaires. Et c'est justement ça qui fait le tout de ce roman : l'ordinaire. C'est tellement banal que ça devient réel, possible. On se pose la question « et moi, j'aurais fait quoi ? », on a envie de hurler, de leur dire de bouger, de faire quelque chose... Tout est trop réaliste et l'univers devient oppressant. J'ai pleuré, dans les 3 derniers chapitres, de souffrance finalement, parce que c'était trop pour moi !

Si au début la façon de procéder de l'auteur est un peu perturbante, on finit par s'y faire et la lecture se fait d'une traite, parce qu'il est impossible de lâcher l'histoire... 
Un très très bon livre donc, mais ai-je besoin de le préciser ? La seule chose que je regrette : le résumé un peu trop précis sur la quatrième de couverture. Je n'en dirais pas plus sur ce mauvais côté, mais si vous décidez de vous lancer dans la lecture de ce polar, ne lisez pas la quatrième de couverture avant d'attaquer le roman, sinon vous risquez de gâcher votre plaisir...


dimanche 24 juin 2012

Les lieux infidèles


Au cours d’une vie, seuls quelques instants sont décisifs.
L’existence de Frank Mackey bascula par une nuit de décembre 1983. Il avait dix-neuf ans et attendait Rosie Daly au bout de sa rue, à deux pas du halo brumeux et jaune du réverbère. L’air était froid comme du verre, chargé d’un délicieux parfum de houblon brûlé venu de la brasserie Guinness. Ils avaient prévu de fuir ensemble leur quartier natal dublinois, pour vivre d’amour et de musique à Londres. Mais cette nuit-là, Frank patienta en vain. Rosie ne le rejoignit pas.

Vingt-deux ans plus tard, devenu flic spécialisé dans les missions d’infiltration, Frank vit toujours à Dublin. Il a coupé les ponts avec sa famille et n’a jamais eu de nouvelles de son premier amour. Puis un jour, sa sœur l’appelle, affolée : on a retrouvé la valise de Rosie dans un immeuble désaffecté de Faithful Place. Forcé de revenir chez les siens, Frank revisite son passé, ses blessures de jeunesse, et toutes ses certitudes : Rosie est-elle jamais partie ?

 
L'avis de Chicky Poo :

Le troisième roman de Tana French, l'auteure pour laquelle j'ai eu un coup de cœur il y a quelques mois ! Je ne pouvais donc pas résister à ce livre... Et j'ai également voulu tester la VO... Je n'ai pas attendu de voir ou lire de critiques pour me décider, j'ai vu le livre en librairie et je l'ai acheté sans me poser plus de questions, faisant confiance aux deux précédents opus.
J'avoue tout de même que j'ai été un peu déçue par celui-ci, mais je pense que c'est en grande partie dû à la VO : l'auteure est irlandaise et j'ai parfois eu du mal à comprendre certains termes locaux. Mais je pense aussi que ce roman est le moins réussi, celui dans lequel il se passe le moins de choses intéressantes. Je l'ai trouvé lent et presque sans saveur, bref, pour une fois je ne peux pas dire que ce soit une grande réussite comme l'ont été à mes yeux "Comme deux gouttes d'eau" et "Ecorces de sang"...

Le personnage principal, Franck Mackey, est très attachant, malgré son caractère plus que déplaisant. Je crois qu'en fait j'ai réussi à m'intéresser à lui parce que je l'avais déjà rencontré dans "Comme deux gouttes d'eau" et qu'il m'était apparu comme quelqu'un de sympathique. Par contre, j'ai beaucoup aimé sa fille, Holly, son ex-femme et même sa sœur Jackie, trois personnages féminins très différents les uns des autres, mais tous vraiment bien dépeints.

L'intrigue en elle-même n'est pas particulièrement réussie parce qu'au final on n'est pas dans un traumatisme grave qui change la vie du héros, ce qui avait, à on goût, fait la réussite des deux premiers romans. Ici c'est un retour dans le passé, bien écrit certes, mais qui ne m'a pas convaincue à 100%.
En bref, c'est un roman qui n'est pas désagréable à lire, mais qui n'est pas indispensable...

"Mon père m'a dit un jour que rien n'était plus important pour un homme, que de savoir pour quelle cause il accepterait de mourir."

samedi 19 mai 2012

Le Crime de l'Orient-Express


Alors qu'il rentre de mission et compte s'arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d'urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l'année, l'Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l'aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n'aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s'étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l'assassin de s'enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l'enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

L'avis de Chicky Poo :

Je n'avais jamais rien lu d'Agatha Christie, honte à moi. Alors j'ai commencé par l'un des plus connu pour découvrir cet univers dont j'entendais du bien sans arrêt. En quelques heures ce petit roman policier a été dévoré... Pourtant, je ne suis pas complètement conquise. 

L'histoire est bien construite et on ne peut pas dire qu'Agatha Christie soit en manque d'inspiration ou d'imagination... le souci c'est que je me suis retrouvée à enquêter moi-même, avec Hercule Poirot, mais finalement... j'ai trouvé la solution un peu trop rapidement à mon goût ! Je n'ai pas été soufflée par la fin, je n'ai pas non plus été surprise, bref, une petite déception de ce côté-là. Pourtant, j'ai tout de même adoré l'ambiance de l'histoire et je pense renouveler l'expérience rapidement... 

J'ai adoré Hercule Poirot, sa façon de s'exprimer, de comprendre les choses et de les expliquer. Et puis aussi son ami M. Bouc., qui ne comprend pas tout mais qui est vraiment sympathique. Quand aux suspects, ils sont tout à fait hauts en couleurs et ne ressemblent à aucun autre suspect. J'ai beaucoup accroché à cette originalité des personnages, et également à celle du choix du crime et sa résolution, qui n'est pas vraiment commune...
Ce n'est pas une réussite à 100% pour moi, mais j'ai passé un bon moment en lisant ce roman, alors forcément, j'ai envie de le conseiller, même si je ne suis pas sûre qu'il ait besoin d'être conseillé !

- La porte était fermée et la chaînette mise à l'intérieur, répéta Poirot. Ne s'agirait-il point d'un suicide ?
Le docteur grec fit entendre un rire sarcastique.
- Un homme se suicide-t-il en se donnant des coups de couteau en dix ou douze endroits ?