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mercredi 11 juin 2014

Femmes de dictateur

Elles s'appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira,…Ils s'appellent Lénine,
Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu'à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

Ce que j'en ai pensé : 

Ce livre, j'en avais entendu parlé et j'avais trouvé l'idée intéressante. Et puis, on me l'a donné et, après ma lecture de Max, ça me semblait couler de source. Je vais l'avouer, je n'ai pas tout lu. J'ai sauté les dictateurs qui m'intéressaient moins, ceux que je connais moins aussi. J'y reviendrai peut-être un jour, mais pour cette première lecture, je me suis concentrée sur ceux que je connaissais particulièrement bien. 

J'ai trouvé le livre vraiment intéressant et plutôt agréable à lire. Je veux dire par là que c'était loin d'être un exposé historique scolaire, loin de là. L'écriture de Diane Ducret est agréable à suivre, on a l'impression qu'elle connaît ces femmes dans la vraie vie. J'ai été choquée par de nombreuses choses. D'abord, bien évidemment le comportement de ces hommes, notamment de Mussolini qui était violent avec son épouse. Mais aussi par ces femmes, qui se sont jetées dans leurs bras, en sachant très bien ce qu'ils étaient. Je sais qu'elles n'avaient pas le recul que l'on a aujourd'hui, mais ça m'a semblé assez étrange de leur part de vouloir à tout prix entrer dans la vie (et dans le lit) de ces dictateurs. 

C'est une autre version de l'Histoire que Diane Ducret nous propose avec ce livre et très franchement, c'est une lecture particulièrement enrichissante que je recommande vivement. On y apprend et on y découvre des choses qu'on e nous montre pas en classe et c'est finalement peut-être ce qui fait tout l'intérêt de cette lecture. 
"Difficile d'imaginer le dictateur à la petite moustache dans la peau d'un sex-symbol. Dérangeant surtout. Pourtant, Adolf Hitler reçut plus de lettres de fans que Mick Jagger et les Beattles réunis."

samedi 31 mai 2014

À la grâce des hommes

Dans le nord de l'Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l'agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l'idée d'héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Alors que les mois passent, contraints de partager le quotidien, de travailler côte à côte cette terre gelée et hostile, le fermier et les siens se laissent peu à peu apprivoiser par la condamnée. Encouragée par le pasteur, Agnes livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n'est pas forcément celle que tous pensaient connaître.

Ce que j'en ai pensé : 

J'ai reçu ce livre de la part de Babelio et des Presses de la Cité. C'est la couverture que j'ai trouvée plutôt jolie, le résumé intriguant et enfin les termes "Inspiré d'une histoire vraie", qui m'ont complètement séduite et poussée à tenter ma chance pour recevoir mon exemplaire.

Bon, je dois bien avouer que dans un premier temps, j'ai eu beaucoup de mal avec le style de l'auteure, que j'ai trouvé un peu trop lyrique à mon goût. Les métaphores très poétiques sont très nombreuses, trop à mon goût et j'ai eu un peu de mal à m'accrocher au livre. Pourtant, j'ai finalement réussi à m'habituer à son style et à me laisser emporter par l'histoire d'Agnes. 
Sur les derniers chapitres, je dois même dire que je n'arrivais pas à lâcher le livre tellement je voulais savoir, je voulais connaître la version d'Agnes.

Dès le début du roman, les dés sont jetés pour Agnes, on sait qu'elle est condamnée à mourir. Pourtant, on oublie au fur et à mesure du déroulement de l'histoire cette condamnation. Tout comme elle d'ailleurs, comme elle et comme les habitants de la ferme où elle a été placée. On s'habitue à elle, mais on s'habitue aussi aux autres, à Margrét, à Lauga, à Steina, à Jón, au pasteur Tóti... L'écriture d'Hannah Kent a cela de troublant qu'elle réussit à faire ressentir les émotions de chacun de ses personnages comme si c'étaient celles du lecteur. On apprivoise chacun des personnages, comme ils s'apprivoisent les uns les autres. 

Sans révéler la finalité du livre, j'ai pleuré, peut-être parce que je suis une grande sensible. J'ai versé ma larmichette. C'est un roman très prenant, d'autant plus que l'on sait que c'est basé sur des faits réels. Son plus gros défaut selon moi est probablement le style de l'auteure, mais c'est assez personnel comme remarque et il serait dommage de ne pas se plonger dans cette histoire si particulière que nous conte Hannah Kent.
"- Savoir ce qu'une personne a fait, et savoir qui est cette personne sont deux choses différentes.
- Les actions parlent plus que les mots, vous ne croyez pas ?
- Non. Les actions mentent, au contraire. Certaines personnes n'ont pas de chance, ou bien elles commettent une erreur - une seule ! Et les gens commencent à médire sur leur compte à cause de cette erreur..."

mardi 20 mai 2014

Allumer le chat

Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner... - Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat ! Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. - Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ? - Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre... je vais lui régler son compte à ce salopard ! 

Ce que j'en ai pensé :

Troisième essai avec Barbara Constantine et malheureusement, celui-ci n'est pas aussi transformé que les deux premiers que j'ai lu. J'avais eu deux coups de cœur avec mes deux premières lectures de l'auteure, je partais donc avec un bon sentiment pour celui-ci.

Attention, si je n'ai pas été complètement séduite par ce roman, je l'ai pour autant quand même relativement bien apprécié. Barbara Constantine a un véritable talent pour dépeindre des personnages amusants, complètement invraisemblables et pourtant si réalistes et attachants. Mais cette fois-ci, l'histoire n'a pas vraiment pris avec moi, j'ai trouvé le tout un peu trop convenu, un peu trop facile et en ce sens décevant. 

Et puis, Paulette et Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom ont été deux vrais coups de cœur parce que les personnages avaient réussi à retenir toute mon attention, mais aussi parce que leurs aventures ont réussi à me faire passer du rire aux larmes et à me faire presque frissonner parfois, ce que je n'ai pas retrouvé dans celui-ci. 

Petite déception, mais agréable moment tout de même, je continuerai à découvrir la bibliographie de Barbara Constantine avec grand plaisir !
"Le petit salopard avait trouvé ses cigarettes dans la poche de sa veste et les avait toutes dépiautées pour se rouler dedans! l'odeur des brunes le rendait fou! Pas moyen de le détourner de son vice! En tout cas, c'est comme ça que pendant des années, Raymond s'était fait faire les poches par son chat..."

lundi 3 mars 2014

Quand on s'appelle Simone

Dans la famille Molière, il y a les parents, flics de quartier : Gino, le père, obsédé par le climat d’insécurité ambiant, collectionne les couteaux ; Gisèle, la mère, véritable accro au culturisme, sculpte son corps sans relâche. Et puis il y a Simone, la fille, gamine un peu paumée qui évolue comme elle peut dans ce cadre bancal, bénéficiant heureusement de la tendresse et de la complicité de sa grand-mère, vieille dame originale au passé mystérieux. Rapidement, Simone décide de quitter le cercle familial avec pour principal objectif, la quête du bonheur. Tantôt légère, tantôt cruelle, la plume de Corinne Naa nous entraîne dans un récit intense et parfaitement rythmé.

Ce que j'en ai pensé 

J'avais vu cette couverture dans la vaste liste proposée par Babelio dans le cadre du Masse Critique organisé en janvier, j'avais trouvé le titre amusant et le résumé intéressant, je me suis laissée tenter... et j'ai eu la chance de recevoir l'ouvrage chez moi quelques semaines plus tard.

Et j'ai beaucoup aimé ma lecture, autant vous le dire tout de suite ! Je ne connaissais pas du tout l'auteure et ne savait pas du tout à quoi m'attendre. Le résumé me laissait penser que j'allais suivre les pérégrinations d'une gamine de 11 ans prénommée Simone, mais au lieu de ça, c'est quasiment sa vie entière que l'on suit, que l'on découvre, que l'on apprend à connaître.

Le style de Corinne Naa peut paraître un peu étrange dans un premier temps, pourtant, on s'habitue vite à ces phrases saccadées, sèches, courtes, posées à la suite des unes des autres, comme des respirations. Le rythme imposé par l'auteure est haletant et pourtant, parfois, on sent une lassitude dans la vie du personnage.

L'histoire est vraiment prenante, on a envie de découvrir la suite, de rester auprès de Simone, de comprendre vraiment qui elle est et de la connaître. C'est un personnage touchant et émouvant, très réel dans sa fiction. J'ai aimé la découvrir et la suivre et j'aurais aimé continuer longtemps avec elle.

Je n'irai pourtant pas jusqu'au coup de cœur pour ce roman. C'est une réussite certes, mais pour autant, je n'ai pas eu ce pincement au cœur lorsque je suis arrivée à la dernière page... Toutefois, si vous en croisez la route, n'hésitez pas une seule seconde, ça vaut le détour !

Merci à Babelio et aux édition La Grande Ourse.
"Petit à petit, je me persuade des bienfaits de la cigarette. La nicotine anesthésie la douleur, elle calme les envies les plus folles. La mienne ? Faire avaler sa Rolex au patron !"

lundi 17 février 2014

Tom, Petit Tom, Tout Petit Homme, Tom

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là…

Ce que j'en ai pensé

Deuxième lecture pour moi de cette auteure, j'étais restée sur un coup de cœur pour le roman "Et puis, Paulette...". Et je n'ai pas été déçue cette fois encore. Barbara Constantine a le don de me toucher en plein cœur.

Les personnages de cette histoire sont tous touchants, même Joss et son caractère bien trempé ! J'ai un coup de cœur tout particulier pour le couple de personnes âgées qui se vouvoient et dont le monsieur a un accent anglais très prononcé (et très bien retranscrit d'ailleurs). Tom est très attendrissant, mais aussi tellement débrouillard qu'il en devient adulte du haut de ses 11 ans, sa mère est moins adulte que lui et pourtant on s'y attache aussi, malgré ses tendances à s'énerver. En fait, c'est la simplicité de ces personnages qui fait tout le charme de cet ouvrage et c'est cette simplicité qui a fait que j'ai eu l'impression de les connaître personnellement, de vivre dans un coin de campagne, avec un grand potager et un vieux voisin anglais. Et ce qui est amusant, c'est que l'auteure s'amuse à faire des clins d’œils à ses autres romans, puisqu'on croise Mélie, dont la grand-mère n'habite pas loin de chez Tom... 

Le seul bémol que je trouve à cette histoire, c'est le lien qui unit tous les personnages. Sans en donner tous les détails, je trouve que c'était un peu gros. Pourtant, je me suis laissée emporter par l'idée, j'ai rêvé à une grande maisonnée remplie d'amour. Comme à chaque fois avec Barbara Constantine, on a envie d'habiter avec ses personnages, de les connaître et de les rencontrer. 
Parce que Barbara Constantine, en plus d'écrire merveilleusement bien et d'inviter le lecture dans un monde tout en douceur, elle ne manque pas d'humour et il n'a pas été rare que j'éclate de rire devant les réflexions de certains personnages, notamment avec Archibald...

En fait, c'est difficile pour moi de parler de ce livre, parce que je l'ai adoré et que je n'ai que peu de mots pour vous inciter à vous plonger dedans, à découvrir l'univers si particulier de cette auteure, un univers qui vaut vraiment le détour, avec des histoires qui font du bien au moral et donnent envie de croire un peu en l'humanité. Une lecture d'un roman de Barbara Constantine, c'est un peu comme une parenthèse de douceur dans un monde en vrac.
"Archibald arrive maintenant dans le coin des tomates. Et il tombe en arrêt.
- Good Lord!
Il a un moment d'hésitation. Essaye de se rappeler dans quel état il est allé se coucher hier soir, ce qu'il a mis dans son dernier cocktail, s'il a fumé quelque chose... Ce n'est pas tous les jours que l'on voit pousser des bocaux dans un potager."

vendredi 24 janvier 2014

Alors, heureuse ?

Jusqu'à présent, tout allait bien pour Candace Shapiro. Vingt-huit ans, trop de rondeurs mais beaucoup de charme et suffisamment d'esprit pour s'être imposée comme journaliste. Elle avait même fini par accepter que papa ne revienne jamais, que maman soit amoureuse d'une femme et que Lucy, sa petite sœur, danse les seins nus pour arrondir ses fins de mois. Mais le jour où elle découvre sa vie sexuelle relatée par le menu dans un grand mensuel féminin, ce jour-là... tout déraille. Le responsable de cette délicate attention ? Bruce, son ex, qui, à l'évidence, vit lui aussi de sa plume en confiant à l'Amérique tout entière le détail de ses amours avec une femme "différente" ! D'abord furieuse, Cannie a le choix : sombrer dans la dépression... ou rebondir et donner raison à celles qui pensent que, oui, on peut être heureuse sans avoir à mincir ! 

Ce que j'en ai pensé

J'avais trouvé ce livre dans une foire aux livres, j'avais été séduite par le résumé, puis je l'avais laissé "vieillir" au fond de ma bibliothèque, comme du bon vin. Jusqu'à récemment, où j'ai lu une chronique qui m'a donné envie de le sortir de son étagère. Et bien m'en a pris !

Première lecture de 2014, premier coup de cœur de l'année ! Car oui, on peut le dire, cette lecture a été un vrai plaisir, qui m'a embarquée loin et m'a faite réfléchir sur moi-même. Cannie c'est moi, c'est cette fille complexée qui ne s'aime pas, qui fait ce qu'elle peut avec ses capacités pour avancer dans la vie et qui compense un max. Et c'est le fait de me reconnaître en elle qui a fait que j'ai tellement apprécié ma lecture. 

Le personnage de Cannie est bien traité, l'auteure a réussi à la rendre normale et banale, ce qui permet une très forte identification. Évidemment, il arrive des choses à Cannie qui n'arrivent pas si souvent dans la vie réelle, comme par exemple rencontrer une actrice et s'en faire une amie très proche. Mais c'est ce savant dosage entre "fille normale" et "fille avec une vie de rêve" qui rend le personnage de Cannie d'autant plus attachant. 

Pour une fois, je ne me suis pas mise à rêver qu'elle reviendrait avec Bruce, même si je dois bien avouer que cet article, je l'ai trouvé plutôt pas mal, je ne l'aimais pas moi, ce Bruce. Mais passons, ça reste un personnage lui aussi plutôt bien écrit, tout comme les autres d'ailleurs, à part peut-être la mère de Cannie et sa compagne, que j'ai trouvées un poil caricaturales. Mais passons. Certains détails de l'histoire semblent être du vécu pour l'auteure, en tous cas ce sont des choses que j'ai pu vivre moi et qui font que je me suis retrouvée dans l'histoire et attachée autant à Cannie. 

Je dois vous avouer que j'ai eu peur un moment de rentrer dans un roman qui ferait la morale à toutes les personnes rondes, ou en tous cas au-dessus du poids moyen, notamment lorsque Cannie s'inscrit dans un programme pour mincir. Mais au final, sans vous dévoiler l'histoire, ce roman n'est pas moralisateur, bien au contraire, il pousse plutôt à s'accepter telle que l'on est, à s'aimer et à arrêter de se mettre des complexes en tête. En tous cas, c'est comme cela que je l'ai vécu. 

Avec ce roman, j'ai ris, j'ai pleuré (toutes les larmes de mon corps, surtout vers la fin... lisez vous comprendrez !) et mon regard sur moi-même à changé. Une vraie réussite et un coup de cœur. N'hésitez pas à vous lancer !
"Quand j'avais 5 ans, j'ai appris à lire. Pour moi les livres étaient un miracle - pages blanches, encre noire, et dans chacun d'eux un monde différent, de nouveaux amis. A ce jour, je savoure le fait d'ouvrir une reliure pour la première fois en me demandant où je vais aller, qui je vais rencontrer à l'intérieur."
 "Ça ne t'est jamais venu à l'esprit que ces choses-là t'arrivent justement parce que tu as la force de les encaisser ? "
 

mercredi 15 janvier 2014

L'armoire des robes oubliées

Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d'un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille.
Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu'elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu'elle a été beaucoup plus qu'une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l'a profondément aimée...

Ce que j'en ai pensé

Ce livre s'est retrouvé dans ma bibliothèque par hasard, un livre donné par une bibliothécaire. Cette lecture, je l'ai faite par hasard. Si j'avais lu le résumé sur Internet, pas celui sur le livre, je n'aurais probablement pas lu ce livre, trop de souvenirs douloureux. Pourtant je l'ai lu. De bout en bout, avec plaisir, avec douleur aussi. 

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteure, que je découvrais. Elle raconte cette histoire avec une grande simplicité et pourtant une très grande recherche dans le choix des mots, comme si chacun d'entre eux était longuement pesé, choisi, avant d'être utilisé. Et cela se ressent sur l'histoire, on à l'impression de lire un livre cultivé. Drôle d'expression, mais c'est la sensation que j'ai eue au fil de la lecture... peut-être est-elle due à ces personnages qui sont des intellectuels ?

Elsa, la grand-mère malade, est une femme qui m'a marquée, par son intelligence, sa patience et sa force. Sous la plume de Riikka Pulkkinen, elle apparaît douce et sage, alors qu'on devine pourtant un tempérament fougueux. J'ai eu beaucoup plus de mal avec Martii, son mari, peut-être parce qu'il tombe amoureux d'une autre.
Et si j'ai eu du mal à m'attacher à lui, je n'ai pourtant eu aucune difficulté à apprécier Eeva, probablement parce qu'elle fait montre de nombreuses fois de preuves de culpabilité, tandis que lui non...
Anna m'a beaucoup touchée mais je n'ai quasiment rien ressenti pour sa mère et sa sœur, qui m'ont paru fades. Mais je ne pense pas que cela soit si important, puisque les personnages principaux sont le trio Elsa-Martii-Anna, auquel vient se greffer Eeva, puis les autres personnages. 

L'histoire est découpée en de nombreux chapitres, certains sont des "numéros", comme des chapitres "normaux" racontés chacun leur tour par l'un des personnages, à la troisième personne du singulier. Mais entre eux, on trouve des dates, plus précisément des années : ces chapitres-là sont racontés à la première personnes du singulier, par Eeva, qui nous présente son côté de l'histoire. Et c'est cet enchevêtrement d'histoire(s) qui fait la force de ce récit : on est transporté d'une époque à l'autre, on rencontre des personnages à plusieurs âges, on apprend à les connaître, on les découvre, on les apprécie ou non... 

Pourtant, si j'ai vraiment beaucoup aimé ma lecture, je ne suis pas certaine d'en avoir saisi tous les points et particulièrement la fin que je pense n'avoir pas comprise. Peut-être me faudra-t-il une relecture pour être sûre de bien comprendre ? À moins que ce ne soit le type de fin où l'on "choisit" ce que l'on a envie de croire... ?
"Je ne sais pas si je saurai exister sans mère, je ne sais pas si j'aurai le temps d'apprendre pendant ces quelques semaines qui nous restent, j'ai l'impression
que ça me prendra le restant de mes jours.
- On n'a plus beaucoup de temps
- C'est toujours comme ça. Parle avec ta mère, évoque avec elle ce qui a été. Et quand l'heure viendra, lâche prise.
C'était ça : lâcher prise. Elle n'avait jamais lâché, pas un instant, personne. Elle s'était toujours cramponnée à tout, avait toujours essayé de tenir tout ensemble. D'où lui venait cette inquiétude? Pourquoi pensait-elle qu'il lui fallait porter le monde entier sur ses épaules?"

jeudi 9 janvier 2014

Jours sans faim

Laure a 19 ans, elle est anorexique... Jours après jours, elle raconte, analyse, décrit... Trois mois d'examen de soi, d'une vie comme dans un aquarium, un livre sincère, sans rancune, sans apitoiement, juste la précision des mots et la vivacité de l'analyse. On découvre un paysage mental, captivé par ce premier roman.

Ce que j'en ai pensé

Ce roman n'a pas atterri dans ma bibliothèque par hasard. J'avais déjà lu plusieurs ouvrages de l'auteure, Delphine de Vigan, et j'avais à chaque fois beaucoup apprécié son écriture, à la fois douce et pourtant tellement vraie et violente. Alors, j'ai voulu continuer la découverte de sa bibliographie...

Le sujet de ce livre est assez difficile à traiter sans tomber dans le pathos ou dans quelque chose de trop moralisateur. Delphine de Vigan trouve un ton juste pour parler de l'anorexie. Le personnage de Laure est attachant et en même temps on a envie de la secouer pour lui dire de se réveiller et de se reprendre en main. Pourtant, à travers ce qu'elle raconte, on comprend que ce n'est pas facile, que c'est un dur et long combat. 
Je crois d'ailleurs que c'est la force de ce roman : faire comprendre aux lecteurs que lorsqu'on parle de "combat contre l'anorexie", on peut parler d'un véritable combat, d'une souffrance et d'une dualité en soi-même qui est difficile à vivre et à gérer. 

L'écriture de Delphine de Vigan est simple, sans chichi. Et c'est justement ce qui fait la force du roman : il est à la portée de tous, sans prétention aucune. Pas de morale, juste quelques mois de la vie d'une jeune femme en souffrance. L'auteure nous montre tout, sans voile. Bien évidemment, cela reste un roman, pas un témoignage, pourtant on se demande s'il n'y a pas une part de vécu dans cette histoire. 

Si l'on connait surtout Laure, on fait tout de même la rencontre d'autres personnages, que l'on découvre par le regard de Laure et qui apparaissent hauts en couleurs pour certains. La plupart du temps, le roman se construit autour du combat de Laure pour vivre et si cela lui semble difficile, on sent qu'elle a envie de vivre, ne serait-ce que pour le regard qu'elle pose sur ses camarades d'infortune. Malgré tout, vivre de façon "normale" est une tâche compliquée pour Laure, mais je ne vais pas dévoiler ici toute l'histoire et je vous invite vivement à découvrir le roman !

Ce roman est le premier de l'auteure, troisième que je lis, et si je ne m'étais pas renseignée je n'aurais probablement pas pu deviner que c'est son premier ouvrage. En effet, il possède déjà tous les ingrédients de ce qui a fait son succès : chaque mot est pesé, dans une écriture simple mais lourde de sens. Des personnages tellement naturels qu'on a l'impression de les croiser dans la vie de tous les jours et des histoires touchantes, quels qu'en soient les sujets. 

Pourtant, si j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, cela n'en fait pas un coup de cœur. Parce que finalement, des romans de l'auteure, ce n'est pas celui qui m'a le plus touchée, qui m'a plu le plus, même si ça reste un très bon livre, à placer entre toutes les mains !
"Elle ne veut pas guérir parce qu’elle ne sait pas comment exister autrement qu’à travers cette maladie qui l’a choisie, cette maladie dont on parle dans les journaux et les colloques, une quête aveugle et obscure qu’elle partage avec d’autres, complices anonymes et titubantes d’un crime silencieux perpétré contre soi."

mardi 31 décembre 2013

Belle, belle, belle

Les deux sœurs Pat et Lisa vont devoir s'y faire leur entourage ne pense vraiment " qu'à ça "... Leur maman Mady a déclaré la guerre aux rides et autres signes du temps. L'inénarrable Salomé alterne consciencieusement bonne chère et liposuccion. La dénommée Vivi vient de s'offrir le fessier bombé de la top model Naomi Campbell et Rosalie rêve de la poitrine hypertrophiée de feu Lolo Ferrari. Sans oublier Axelle, la propre fille de Lisa, qui pour ses quinze ans souhaite, elle aussi, avoir une prothèse mammaire! On l'aura compris, aucune de ces charmantes héroïnes ne semble échapper au diktat de la beauté et de l'éternelle jeunesse. Reste à savoir jusqu'où ces dames sont réellement capables d'aller ?

Ce que j'en ai pensé

Je ne savais pas tellement à quoi m'attendre en attaquant ce bouquin que j'avais acheté dans une vente de livres d'une bibliothèque, attirée par le résumé et le petit prix. 

Si je n'ai pas été totalement ravie de cette lecture, je l'ai quand même relativement bien appréciée. L'écriture de Claude Sarraute est plutôt agréable et l'histoire elle-même n'est pas déplaisante. Bien évidemment, il y a des facilités de scénario et des évidences que l'on voit venir de loin, pourtant c'est un livre qui se laisse lire avec plaisir. 

Si elle n'est pas la narratrice de l'histoire, Claude Sarraute fait des incursions dans son roman et s'adresse directement au lecteur. C'est un peu surprenant la première fois mais on finit par s'habituer et cela ajoute un petit "plus" au déroulement de l'histoire. On a une certaine distance qui s'instaure, nous empêchant de trop tomber dans de la chick-litt de base. C'est en fait un compromis entre un bon vieux roman de chick-litt et un roman qui fait réfléchir. Et le mariage est plutôt réussi. 

Toutefois, je ne cacherais pas que les personnages m'ont paru assez caricaturaux et l'histoire d'amour du final assez grotesque finalement. Mais on s'attache tout de même aux héroïnes de cette histoire, sans pour autant s'identifier à elles, probablement à cause des interventions de l'auteure elle-même. 

L'histoire se laisse lire, elle n'est pas particulièrement extraordinaire, elle est même un peu trop ordinaire, mais cela ne dessert pas le roman et le tout mélangé donne une lecture sympathique. 
"- Allô, Pat ? C est moi, Lisa. Tu ne devineras jamais ce que m'a sorti Axelle pas plus tard que ce matin : " Écoute, maman, faut que je te dise, mes seins, ça va pas, mais alors pas du tout. Ils sont beaucoup trop petits, comme si j'en avais carrément pas. Ça me pourrit la vie. Alors, je te préviens, pour mes quinze ans, toi et papa, vous m'en offrez d'autres, des vrais, des gros, des seins de femme, quoi."

mercredi 27 novembre 2013

Rencontre sous X

Elle est la star montante du X. Il est une gloire déchue du foot. A dix-neuf ans, ils ont tout connu, tout défié, tout subi. Au milieu des marchands d'esclaves qui transforment les êtres humains en produits dérivés, ils vont se reconnaître, se rendre leurs rêves, leur rire, leur dignité.

Ce que j'en ai pensé

Le résumé m'avait tapé dans l’œil, tout comme le titre d'ailleurs. Je ne connaissais pas l'auteur mais plusieurs personnes m'avaient dit que c'était généralement quelqu'un qui écrivait bien. Mais pour moi, ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas accroché du tout au style de Van Cauwelaert et j'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout de ma lecture...

L'histoire me paraissait intéressante et je n'avais pas lu grand-chose de ce genre alors je m'étais dit "pourquoi pas ?". Malheureusement, la magie n'a pas opéré. Si j'ai quand même su trouver un petit quelque chose d'attachant aux deux héros principaux, je dois bien dire que j'ai trouvé leur rencontre et leur histoire d'une banalité affligeante. Leur amour est étrange, fade et amer. Ce qui pimente le tout, ce sont les histoires de fesse, malheureusement pas très bien écrites et un peu trop nombreuses, ce qui rend le livre encore plus difficile à lire.

Alors oui, je suis peut-être totalement passée à côté de la "fable de la société actuelle", mais malheureusement, pour que je puisse adhérer à ce genre de choses, il faudrait que ce soit moins "daté" : je ne me suis pas du tout reconnue dans l'époque, parce que ce n'est pas des choses que je connais. Certes, certains ouvrages se passant à d'autres époques peuvent avoir aussi une portée sur notre société et notre regarde sur celle-ci, mais là, le roman se passe dans un passé à la fois trop lointain et trop proche et j'ai raté le coche. 

Vous l'aurez compris, ce livre, c'était pas mon truc... Du coup, je ne relirais probablement pas de romans de l'auteur !
"Je me demande ce qui peut se passer entre fille et un type qui ont pris l'amour à l'envers, ont commencé leur relation par ce qui en est normalement l'aboutissement. Que va-t-on faire temps qu'on n'a pas mis à se désirer, à se rêver, s'attendre ? Je ne sais vraiment pas si c'est du temps gagné ou du temps perdu."

mardi 27 août 2013

La liste de mes envies

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

Ce que j'en ai pensé

J'avais eu envie de le lire depuis quelques temps et lorsque je l'ai découvert en format poche j'ai cédé à la tentation.

Au début, j'ai eu un peu de mal avec le style de Grégoire Delacourt, un peu "saccadé" pour moi. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je me suis habituée et j'ai commencé à apprécier l'histoire et les personnages.

Ce que j'ai le plus aimé dans cette lecture, c'est que c'est criant de vérité. Les personnages et l'histoire sont tout ce qu'il y a de plus normal au monde et c'est cette normalité qui les rend si accessibles et si attachants. Jo est touchante par sa gentillesse, sa douceur et sa banalité. On a envie de la connaître, de la rencontrer et de l'avoir comme amie. Et je ne dis pas ça pour l'argent !
Les deux jumelles sont aussi des personnages que j'ai fini par apprécier, même si elles sont un peu énervantes à certains moments. En fait, le seul que je n'ai pas aimé, c'est Jo, parce qu'il est cruel, méchant et voleur. Je ne veux spoiler personne mais je n'ai pas vu venir le final de ce livre. Mi-"happy-ending", mi-"fin terrible". C'était touchant, au point que j'ai même versé ma larmichette.

C'est compliqué pour moi de parler de ce livre parce que je l'ai tellement aimé que les mots me manquent pour en parler. Oui, je pense qu'on peut parler là d'un coup de cœur pour cette année 2013 !
"Et me voilà, moi, quelqu'un d'Arras, assise sur ses belles fesses en train de manger un sandwich au jardin des Tuileries à Paris comme une étudiante alors que j'ai une fortune dans mon sac.
Une fortune terrifiante parce que je me rends soudain compte que Jo a raison.
Même à huit euros, à douze, à quinze, aucun sandwich ne serait aussi bon que le sien."


dimanche 4 août 2013

Et puis, Paulette

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Ce que j'en ai pensé

Pour ce roman, c'est le titre qui m'a intriguée, puis le résumé. Et j'ai mis du temps à me le procurer, à chaque fois je repoussais ou je ne le trouvais pas. Puis, récemment, je me suis décidée à l'acheter... et je pense que je vais me procurer tous les livres de l'auteure.

Parce que oui, je pense que l'on peut dire que ce fut un vrai régal pour moi de lire ce bouquin et même si l'histoire est poil simpliste par moment(s), j'ai absolument adoré cette lecture. 
Les personnages sont tous attachants, chacun de manière différente, mais attachants tout de même, même Mireille ou le fils de Ferdinand, qui me sont apparus comme antipathiques au début de l'histoire, particulièrement Mireille. Pour Ferdinand, c'est autre chose, on a tout de suite envie de l'aimer, tout comme la voisine qui est un peu ronchon, un peu spéciale, mais qui finalement se laisse aimer. 

Comme je le disais, l'histoire est parfois un peu simpliste, un peu trop "sucrée", mais malgré tout, il y a quelque chose de dur dans les tranches de vies de ces personnages. C'est beau et tendre et pourtant il y a quelque chose qui assombrit un peu le tout, la vieillesse, la maladie, la mort, la vie finalement. Bref, on a un mélange de tous les sentiments par lesquels on peut passer... servis admirablement par Barbara Constantine. 

C'est écrit très finement, d'une manière légère qui nous emporte dans le tourbillon de l'histoire. Une véritable réussite... et un coup de cœur pour moi ! Chaude recommandation pour ce tout petit livre de rien du tout, qui restera gravé à jamais dans ma mémoire...

"Tout en retournant à sa voiture, Ferdinand essaye de mettre bout à bout ce qui vient de se passer : il y a cette dame qui a failli mourir asphyxiée, qui vit dans cette toute petite maison, à deux pas de chez lui, depuis des années, il a dû la croiser des centaines de fois, sur la route, à la poste, au marché, ne lui a parlé qu'à peine, du temps qu'il faisait, de ses récoltes de miel... Et là, paf! il rencontre son chien... enfin, sa chienne... Mais, s'il ne s'était pas arrêté sur la route, tout à l'heure, pour la ramener, elle serait sûrement morte à l'heure qu'il est, cette Mme Marceline! Et il n'y aurait eu personne pour s'en soucier."

mercredi 17 juillet 2013

Politique


Politique est un roman dont l'action se déroule à Londres, aujourd'hui.
Il met en scène :
a) un père et sa fille ;
b) un trio amoureux (deux filles et un garçon).
Politique explore les problèmes cruciaux de l'étiquette sexuelle. Comment dormir à trois dans un lit? Est-il permis de lire pendant que deux personnes s'accouplent à côté de vous? Est-il permis d'être jaloux?
Politique est une comédie sur la bonté.
Les autres sujets traités sont : Milan Kundera, l'hygiène du président Mao, le shopping, l'égoïsme, la reine mère, les films de Bollywood, Jules et Jim, Staline au téléphone, les menottes roses, la fin de Casablanca et la théorie de l'hégémonie selon Antonio Gramsci.
Politique ne parle pas de politique.

Ce que j'en ai pensé
 
Ce livre m'avait attirée pour deux choses : le résumé et la couverture. Le mélange des deux avait réussi à me faire prendre ce livre sur les étagères. Mais, heureusement que c'était une vente de livres d'occasion parce qu'au final, l'histoire ne m'a pas du tout plu !

Il ne fait pas partie de ces livres que j'ai abandonnés, mais plutôt de ceux qui m'ont tellement déçue que je voudrais oublier tout ce qu'il s'y est passé...

Le résumé ne donne pas vraiment d'idée du "pitch" de ce livre, mais globalement, on suit Nana et Moshe, un jeune couple qui rencontre de grandes difficultés, notamment sexuelles. L'écriture est d'ailleurs assez explicite de ce côté-là, non pas que je sois prude, mais j'ai trouvé que ce n'était pas particulièrement intéressant au niveau scénaristique.

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire et j'ai cherché jusqu'au bout une bribe d'histoire à laquelle me raccrocher, mais je n'ai rien trouvé qui me donne envie. J'ai finalement trouvé là plus une sorte de quête des personnages, dans laquelle je ne suis pas du tout rentrée. Pourtant, je suis allée jusqu'au bout de ma lecture. Mais replaçons ma lecture dans son contexte : un trajet en train de 5h30. Autant dire qu'entre ennui et ennui...

Je n'ai pas du tout apprécié ma lecture, que ce soit pour l'histoire ou pour les personnages, que j'ai trouvé sans grand intérêt et parfois même un peu caricaturaux. Bref, je ne suis pas convaincue de cette lecture !
"C'étaient des membres éminents du groupe surréaliste.Ils pensaient que le fait de parler franchement de sexe était un début nécessaire à la création d'une société juste et parfaite.Ils pensaient que c'était le premier pas politique."

samedi 15 juin 2013

Mange, prie, aime

A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur...

Ce que j'en ai pensé

J'ai commencé à en entendre parler avec la sortie du film avec Julia Roberts, que je n'ai pas vu. J'ai laissé passer du temps, puis lors d'un swap sur la gourmandise, je l'ai reçu dans un colis. Après quelques mois encore, je me suis décidée à le prendre en main. Et, autant le dire tout de suite, je ne suis pas allée au bout. 

Le début semblait prometteur, j'avais la sensation que j'allais peut-être moi-même apprendre beaucoup sur ma vie  et sur moi-même. Etant dans une grande période de remise en question je m'étais dit que j'allais peut-être trouver là quelque chose qui m'accompagnerait et me permettrait de me sentir plus sereine. 

Mais tout est tombé à l'eau dans le premier chapitre. Je pensais que c'était une fiction, mais c'est une histoire vraie. Ma sensation principale face au personnage/à l'auteure ? "Moi je, moi je, moi je". Il est possible que ça ne poursuive pas ainsi tout au long de l'histoire mais j'ai été repoussée par cette façon de se placer au centre de tout et de ne faire tourner que l'histoire autour d'elle-même et de sa vie parfaite. 

Tout dans ce livre m'a été bien antipathique et je l'ai vite refermé pour passer à autre chose. Difficile donc de vous en dire autre chose...
"Les gens pensent qu'une âme sœur est leur association parfaite, et tout le monde lui court après. En fait, l'âme sœur, la vraie, est un miroir, c'est la personne qui te montre tout ce qui t'entrave, qui t'amène à te contempler toi-même afin que tu puisses changer des choses dans ta vie."

mardi 21 mai 2013

Mes chères voisines

La banlieue américaine ne se résume pas à ses pelouses manucurées, ses parterres de fleurs bien ordonnés et ses barbecues entre voisins. A travers des portraits de femmes tout en nuances, Marisa de los Santos révèle les fêlures d'une société obsédée par la perfection. Cornelia Brown en surprend plus d'un lorsqu'elle décide de quitter l'agitation de Manhattan pour s'installer dans une banlieue chic et tranquille avec son mari, Teo. Mais son nouveau lieu de résidence lui réserve bien des surprises. Parmi les "Desperate Housewives " qui l'entourent, certaines, comme l'impeccable Piper, sont loin des stéréotypes qu'elles semblent incarner. Car derrière ces vies en apparence si rangées se dissimule plus d'un secret...

Ce que j'en ai pensé

J'étais enthousiasmée l'idée de lire ce roman, la quatrième de couverture m'avait bien plu et c'est d'ailleurs pour ça que je l'avais choisi sur les étagères de mon libraire... Et bien quelle ne fut pas ma déception !

Dès les premières pages, j'ai trouvé que tout était très lent. J'avais eu ce sentiment avec le romand e J.K. Rowling "Une place à prendre", mais l'avantage de J.K. Rowling, c'est quand même la qualité de la plume... Que je n'ai pas retrouvée ici !

Ce sera difficile pour moi d'en faire une chronique puisque je ne suis pas allée au bout de ma lecture. Mais les personnages m'ont semblé sans saveur, alors que sur la quatrième couverture on ne lisait que des éloges, les comparant même aux filles de "Desperate Housewives". Malheureusement, j'ai simplement croisé des personnages très caricaturaux et pas particulièrement intéressants. Cornelia fait très "vilain petit canard", quant à Piper, c'est la peste du coin. 

Il semble qu'il y ait des secrets dans cette banlieue, des non-dits et des malheurs... Mais rien qui n'a réussi à attiser ma curiosité jusqu'au bout de l'histoire. J'ai tenté d'aller jusqu'au bout, de m'accrocher aux personnages et j'ai poussé ma lecture jusqu'à environ 150 pages. Et rien. Rien qui ne m'a plu, rien qui m'a donné envie de continuer. Tant dans les personnages, dans l'intrigue que dans le style de l'auteure.

samedi 23 mars 2013

Entre Dieu et moi c'est fini

Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir”.

Ce que j'en ai pensé

Après avoir lu les deux célèbres "Le mec de la tombe d'à côté" et "Le caveau de famille", j'ai eu envie de voir autre chose de la même auteur. Et puis le titre de ce roman m'a intriguée, il a atterri chez moi un matin de Noël et j'ai fini par me lancer dans ma lecture. 

Bien évidemment, j'avais à l'esprit le style de Katarina Mazetti alors j'avais un peu peur de ne pas la retrouver et surtout de ne pas retrouver le plaisir que j'avais eu en lisant les deux livres que je viens  de citer. Et bien je n'ai pas été déçue ! L'histoire est simple et en même temps compliquée. J'ai trouvé très émouvante la façon qu'a l'auteure de raconter ce bout de vie, avec énormément de pudeur. 

Je crois que le terme "pudeur" est celui qui me vient le plus facilement à l'esprit pour décrire ce roman. Parce que tout est vraiment écrit de manière pudique et on met longtemps avant de comprendre ce qui est arrivé à Pia. Au début j'avais trouvé ça un peu gênant, mais à force je ne voulais pas forcément savoir. 

J'ai eu du mal avec Linnea au départ, que j'ai trouvée assez agaçante par certains aspects de sa personnalité, tout comme j'ai eu du mal également avec Pia qui me semblait "suffisante". Mais au fur et à mesure du déroulement de l'histoire, j'ai fini par m'y attacher et j'ai même écrasé de-ci de-là une petite larme...

J'ai été très touchée par ce roman que j'ai trouvé très beau et très bien décrit. Si j'en lirais la suite avec grand plaisir, je ne peux toutefois pas dire que ce soit un véritable coup de cœur.
"Je préfère parler à un mur plutôt qu’à la plupart des gens. Les murs ne te font pas ces remarques ridicules que t’as pas envie d’entendre mais qui te trottent quand même dans la tête. Un mur n’écoute peut-être pas. Mais de toute manière, personne n’écoute."

dimanche 27 janvier 2013

La vie très privée de Mr. Sim

Max Sim, le protagoniste principal, est un antihéros par excellence, voué à l’échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l’échec à l’âge adulte (sa femme le quitte, sa fille ne le regarde guère, sinon pour rire sous cape), s’acceptant d’ailleurs en tant qu’échec et y trouvant même une certaine paix : l’absence de lutte, enfin. « Savoir s’accepter » devient l’un de ses mots d’ordre… À force de solitude, il finit par converser avec son GPS au long de ses pérégrinations de commis-voyageur représentant en brosses à dents dernier cri. Il tombe amoureux de cette voix désincarnée, lui imaginant même une personnalité, et les dialogues engagés avec elle partagent le lecteur entre le rire et la compassion. Le drame essentiel réside pourtant dans la relation avec son père, dont il découvre en lisant son journal qu’il était homosexuel et l’a conçu, lui, Max, par accident pourrait-on dire. Mais il va tout de même essayer de se réconcilier avec ce père et même, de lui faire retrouver son ami de cœur, l’extraordinaire Roger S. Un échec là encore, mais l’échec est l’un des ressorts du comique… 

Ce que j'en ai pensé
 
J'avais aperçu ce livre en bibliothèque, il m'avait intriguée, notamment pour le côté "British" et pour la quatrième de couverture qui avait su m'intriguer. Je l'ai reçu en cadeau pour mon anniversaire, j'ai attendu un peu avant de me plonger dedans et finalement je dois bien reconnaître que j'ai été un peu déçue... 

Ce n'est pas le style de l'auteur qui m'a dérangée, au contraire, j'ai trouvé que c'était plutôt bien écrit. Pourtant, je n'ai pas réussi à rentrer vraiment dans l'histoire, j'ai plutôt eu la sensation qu'il ne se passait rien et c'est bien ça qui m'a gênée ! J'attendais le moment où l'histoire allait s'envoler, prendre un nouveau tour... Mais rien, rien n'a su m'embarquer comme le font certains livres.

Je m'attendais à rire aux éclats, puisque c'était précisé à la fin du résumé que c'était très drôle, mais je n'ai pas ris et rien ne m'a vraiment inspiré un simple sourire.

Le personnage de Max m'inspirait au début de l'histoire beaucoup de sympathie, mais finalement, à force de le "côtoyer", je me suis lassée de lui et j'avais envie de lui crier "Fais quelque chose de ta vie !". Quant aux autres personnages, je les ai tous trouvés fades, sauf la jeune fille qu'il rencontre à l'aéroport (mais voyez, j'ai déjà oublié son prénom, c'est dire si c'est une lecture qui m'a marquée).

Lecture décevante donc pour moi, mais pourtant j'en suis arrivée à bout. Je ne suis pas sûre que je retenterai une lecture de Jonathan Coe, mais au moins j'ai essayé !
"Les voitures, c'est comme les gens. On va, on vient dans le grouillement du quotidien, on passe à deux doigts les uns des autres, mais le vrai contact est très rare. Tous ces ratages de peu, tous ces possibles irréalisés, c'est effrayant quand on y pense. Mieux vaut éviter soigneusement d'y penser ."

dimanche 11 novembre 2012

Une place à prendre

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.


Ce que j'en ai pensé :
Quand j'ai eu la possibilité, par le biais des matchs de la rentrée littéraire proposés par Price Minister, de choisir parmi une douzaine de livres, un roman qui me tentait, je n'ai pas hésité, je voulais le nouveau J.K Rowling. Et puis, l'envie m'a passé à force de lire des avis déçus... Mais ma sélection était faite et j'allais le recevoir. 

C'est un peu hésitante que je me suis lancée dans ma lecture, étant en plus dans une période où je n'arrivais plus trop à lire. J'ai commencé doucement, essayant de m'habituer aux nombreux personnages, et puis petit-à-petit, le plaisir s'est fait une petite place et j'ai été emportée par ma lecture ! 

C'est un roman avec une ambiance particulière, qui peut être très plombante, et qui me fait penser à l'univers de deux films que j'ai beaucoup aimés : "Harry Brown" et "Broken". Aucun rapport en soi avec notre histoire ici, mais j'ai eu ce sentiment d'être une voyeuse, de regarder une violence ordinaire, dépeinte avec beaucoup de réalisme, mais de ne jamais bouger pour ces personnages. J.K. Rowling montre ici qu'elle sait passer à autre chose qu'un univers fantastique, en décrivant cette ville et ses habitants d'une manière très crue. 

Les personnages sont très nombreux, et si au début on peut avoir du mal à les situer les uns par rapport aux autres, finalement on s'y habitue et parfois même, pour certain, on arrive à tisser des liens. Ce fut le cas pour moi avec les adolescents surtout : Andrew, Sukhvinder, Gaia et Krystal. Je n'ai pas du tout accroché avec Fats, qui m'a beaucoup déplu, mais je dois bien avouer que je me suis bien attachée à Krystal et à son petit frère Robbie. 

680 pages, c'est à la fois beaucoup et très peu. Beaucoup parce que j'avais l'impression de ne pas avancer dans ma lecture, c'est une écriture très dense, qui fourmille de petits détails, qui paraissent au premier abord insignifiants, mais qui prennent toute leur importance au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire... Et c'est très peu en même temps parce qu'arrivée au bout, je n'avais qu'une envie : continuer ! 

En quelques mots, sans être un coup de cœur, c'est une lecture que j'ai vraiment su apprécier.

"Toutes les têtes se retournèrent : le cercueil remontait la travée.
Les hommes qui le portaient étaient dissemblables à un point qui frisait le ridicule : les frères de Barry devaient faire un mètre soixante-dix à tout casser, et Colin Wall, à l'arrière, du haut de son mètre quatre-vingt-dix, menaçait de faire basculer le cercueil - lequel était non pas en bois d'acajou verni, mais en osier."


Note pour PriceMinister : 16/20 
Pour acheter le livre sur le site, suivez le lien !

samedi 10 novembre 2012

Un peu de respect, j'suis ta mère !

Peut-on avoir des orgasmes quand son mari, au chômage, passe son temps devant le foot à la télévision ? Peut-on paisiblement entrer dans le troisième âge lorsque son beau-père de quatre-vingts ans se retrouve en prison pour détention de marijuana ? Et peut-on dormir tranquille lorsque son fils aîné est tantôt gay, tantôt pas ? Mirta Bertotti n'a vraiment pas la vie facile. C'est à Mercedes, dans la proche banlieue de Buenos Aires, que vit cette famille complètement allumée, mais qui pourrait bien habiter sur le même palier que vous. Pour ne pas devenir folle, Mirta a décidé de créer son blog, dans lequel elle pourra partager sa vie de dingue avec des milliers d'internautes.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai été intriguée par le résumé du livre, c'est pourquoi je l'ai choisi en librairie. Au début de ma lecture, j'avoue avoir eu un peu de mal avec le style de l'auteur et surtout avec le fait que ce soit rédigé sous forme de blog et pas du tout avec un fil conducteur. 

J'ai fini par m'habituer au style, puis j'ai tourné les pages de plus en plus vite, suivant avec avidité les aventures de Mirta et sa petite famille, riant souvent jusqu'aux éclats au fur et à mesure de mon avancement ! Les personnages sont tous aussi attachant les uns que les autres, avec leurs qualités et leurs défauts, on apprend à les apprécier à mesure qu'on les découvre. 

Seul gros point négatif : la fin. J'avais envie de continuer à suivre les aventures de la famille Bertotti, mais tout s'arrête de façon un peu brutale, ce qui est dommage... Mais ça reste une très bonne lecture, que je conseille à tous ceux et celles qui veulent passer un bon moment !
"Et t'inquiète pas si je pleure....c'est parce que tu es heureux et que je deviens vieille."

dimanche 9 septembre 2012

Les Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister


Aujourd'hui, j'ai découvert un rendez-vous annuel organisé par PriceMinister : "Les Matchs de la rentrée littéraire PriceMinister". L'année dernière c'était "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan qui avait remporté le prix de satisfaction de la blogosphère littéraire française. Cette année, douze titres sont en compétition :

- "Parfums" de Philippe Claudel, chez Stock.
- "Pour seul cortège" de Laurent Gaudé, chez Actes Sud.
- "Barbe Bleue" d'Amélie Nothomb, chez Albin Michel.
- "Oh..." de Philippe Dijan, chez Gallimard.
- "Une place à prendre" de J.K. Rowling, chez Grasset.
- "Home" de Toni Morrison, chez Christian Bourgeois. 
- "Les affreux" de Chloé Schmitt, chez Albin Michel.
- "L'amour sans le faire" de Serge Joncour, chez Flammarion.
- "Je vais passer pour un vieux con" de Philippe Delerm, chez Seuil.
- "Gains" de Richard Powers, chez Cherche-Midi.
- "Un week-end en famille" de François Marchand, chez Cherche-midi. 
- "Tigre Tigre !" de Marion Fragaso, chez Flammarion.


Le match littéraire, c'est quoi ?
PriceMinister vous propose de livrer votre avis sur l’un des ouvrages de la liste précédente : publiez votre critique sur votre blog, nous recueillerons votre avis et établirons un classement par popularité et satisfaction. A vous de choisir quel auteur vous voulez soutenir dans cette rentrée littéraire!

Comment faire pour participer ?  
1. Sélectionnez le livre dont vous voulez faire la critique, et confirmez votre participation à l’adresse suivante: oliver.moss[at]priceminister[point]com avant le 12 octobre 2012. Précisez-nous vos coordonnées postales et l’URL de votre blog : nous vous ferons parvenir le livre de votre choix dès qu’il sera disponible.

2. Rédigez votre article et informez-nous de l’URL de l’article sur votre blog.

3. Vous pouvez inviter un ami blogueur à participer à l’opération, et ainsi gagner un livre supplémentaire, votre filleul doit pour ce faire préciser que vous le parrainez lors de l’annonce de sa participation à l’organisateur (N.B. : les blogs contactés par PriceMinister ne peuvent pas être parrainés, vous ne pouvez pas non plus vous parrainer vous-même si vous avez un second blog, mais pouvez quand même participer avec ce dernier).

4. Le match littéraire prendra fin le 1er novembre 2012. Le communiqué final mettra en avant les meilleures contributions publiées dans le cadre du match littéraire sur le blog PriceMinister.


Vous pouvez retrouver plus d'informations sur les livres sur le blog de PriceMinister ici.

P.S. : Je veux bien vous parrainer, vu que j'ai deux livres qui m'intéressent... N'hésitez pas à me contacter !